‹ Les vases grecs à reliefsChapitre 26 sur 312 · Pernier-Karo, Ant. Crét., I, pl. XI · texte numérisé non relu

Pernier-Karo, Ant. Crét., I, pl. XI

LA CRÈTE

rent des bandes saillantes et nues, sauf les deux du haut qui sont couvertes de « flots » estampés. Dans une des zones courent des enroulements identiques à ceux du vase précédent ; dans une autre, d’autres enroulements plus simples, en forme de boucles terminées par une tête de serpent. Des lignes en zigzags, des baguettes verticales, alternant avec des pastilles, occupent les autres zones. Enfin apparaît un décor originaire d’Orient : une suite de quatre sphinx debout, sortis de moules identiques. Au revers du col, une bande de godrons surmontés d’enroulements rappelle les corniches des temples archaïques. Il est bon de retenir ce trait de ressemblance avec des monuments d’architecture ; nous le rencontrerons beaucoup plus accusé dans des vases d’une autre série.

Un pithos, malheureusement mutilé, découvert à Prinia 1, représente un type analogue, mais, à ce qu’il semble, d’un art un peu plus avancé. La paroi était entièrement couverte de grandes zones garnies d’enroulements, et de lignes en zigzag ou ondulées ; les bandes de séparation sont décorées : les deux du bas ont une suite de patinettes empreintes, celle du milieu offre une frise de chars, de cavaliers et de trépieds 2, imprimée au rouleau. Sur le col, se répète un motif, représentant une déesse ailée entre deux chevaux dressés, qui rappelle l’art minoen.

On retrouve ce même caractère simultané de fidélité au passé et de recherches de nouveautés dans des fragments 3 provenant, l’un de Cnossos, les autres de la région de Haghios Ilias et de Prinia. A côté des listels, des bandes plates ondulées et des disques qui rappellent les vieilles jarres, on y voit des ornements du type mycénien le plus pur : carrés bordés de spirales avec ou sans fleurons centraux. Les analogies se rencontrent surtout dans l’art de la Grèce achéenne, au plafond d’Orchomène, sur le célèbre poignard de My-

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