Conze, Kleinf., p
7. Elles remontent à tout le moins à Philétairos (Homolle, Arch. Intend. sacr. Délos, p. 48 et 58) et se poursuivent sous Attale Ier (Bull. Corr. Hell., XXXII, 1908, p. 111), Eumène II (Homolle, Ibid., p. 75 et 76) et leurs successeurs.
8 Homolle, Signatures d’artistes sur des marbres de Délos, n05 6 et 7 (Mon. Grecs, 1879).
ATELIERS D ASIE MINEURE
tantes. Il n’est donc pas étonnant que les oeuvres des toreutes et des potiers de Pergame aient pénétré à Délos avec les autres produits de l’industrie et de l’art pergaméniens. Or on sait qu’il existait à Pergame une école florissante de toreutes. Pline1 témoigne qu’Antigonos de Ivarystos 2 travailla à la cour d’Attale Ier, ainsi que Stratonikos de Cyzique 3 4 et Boethos de Ghalcédon. D’un autre passage de Pline \ on peut conclure aussi à l’existence d’une importante céramique à reliefs pergaménienne.
Si l’on recherche l’origine du décor et qu’on fasse abstractraction des éléments qui appartiennent au fond commun de l’art contemporain (tels que les guirlandes et les bouquets de lierre5), c’est surtout à Pergame et à l’Asie Mineure qu’il faut s’adresser. — Le masque du Silène dont les tempes s’ornent de lierre (n° 5 a) se retrouve dans un relief de Pergame 6. — L’Ariane endormie est attribuée par Birt 7 et M. Amelung 8 à une école d’Asie Mineure. — A propos du satyre qui a servi de modèle à celui du n° 6 a, b, M. Hauser fait remarquer qu’il est toujours étroitement uni dans les reliefs néo-attiques à un autre satyre de ce type « rustique » dont Furtwângler 9 rapporte la création à l’art perga-