Arch. Anz., 1910, col. 84, flg
5. Les sarcophages ornés de guirlandes à personnages, trouvés à Alexandrie (Th. Schreiber, Exped. E. Sieglin, I, fîg. 27, 31, 39), ne sont pas, semble-t-il, postérieurs à notre ère.
ATELIERS D’ASIE MINEURE
en enfermant la fabrication pergaménienne entre 150 avant et 50 environ après J.-C.
Il nous reste à examiner dans quelles conditions s’est constituée la céramique de Pergame 1 ; il suffira pour cela de résumer les observations faites plus haut. La forme des skyphoi trahit l’influence des skyphoi attiques à vernis noir (style « Versant Ouest de l’Acropole ») dont on a retrouvé des fragments à Pergame. La glaçure continue la tradition du vernis attique, transmise par ces mêmes vases et par les coupes attiques à dessins estampés2. C’est encore à Limitation de ces vases que sont dus certains détails : l’anse à rondelles n° 1 se retrouve sur une amphore à vernis noir du Musée d'Athènes 3 ; le vase de Délos n° 716 est orné de quadrillages incisés qui rappellent certains vases du même style 4 ; de ce même vase il faut rapprocher pour la forme un canthare d’Athènes5 ; les stries incisées (Délos nos 695, 696, etc.) sont des imitations d’un détail spécial aux coupes attiques à empreintes (voir p. 176). Pour le décor, la céramique de Pergame se rattache, par l’intermédiaire de la toreutique, à l’art contemporain tout entier, mais, nous l’avons noté, avec une certaine prédilection pour les œuvres pergaméniennes. Ce qu’il y a d’original (et ici il faut moins penser à nos vases qu’à leurs modèles); c’est l’esprit de cette décoration qui a abandonné, comme par lassitude, et sans transition, les surcharges et les remplissages où se complaisaient les fabricants de bols, qui s’est adressée presque exclusivement à la figure humaine et qui, revenue, toutes proportions gardées, à la sobriété de composition des anciens potiers attiques, a dédaigné d’ordinaire le réalisme « alexandrin » pour l’académisme des néo-classiques.
En dehors des vases de Pergame et de leurs imitations