Bonn. Jahrb., XCVI, p
3. Ce procédé n’était pas inconnu h la céramique italienne (Pagenstecher, Calen. Reliefker., 20, n. 1 et 2).
ATELIERS D’ASIE MINEURE
On peut donc pruposer, de ces rapports, des explications diverses. Comme les recherches faites en Egypte ont permis d’y découvrir des imitations d’Arrétium1, le même fait semble tout aussi vraisemblable pour Pergame, puisque la poterie arrétine a pénétré un peu partout non seulement en Grèce, mais encore en Asie Mineure 2. Mais des vases qui attestent aussi évidemment que les nôtres une étape relativement ancienne de la céramique et qui portent aussi nettement la marque grecque, ne sauraient être pris pour des imitations.
L'hypothèse d’une origine commune aux deux fabriques est plus spécieuse, mais encore reste-t-il la difficulté de déterminer cette origine. Si cette origine n’est pas l’Asie Mineure, le choix ne reste guère ouvert qu’entre les deux autres centres de l’art hellénistique, entre Alexandrie et Rhodes. Car ce qu’on connaît de la céramique à reliefs gréco-égyptienne ressemble aussi peu que possible, nous l’avons vu, aux vases pergaméniens. Et pour ce qui est de Rhodes, bien qu’on ait songé à y placer l’origine même de la céramique à reliefs 3, c’est là une hypothèse gratuite ; sans doute il est assuré que Rhodes a servi maintes fois d’intermédiaire entre l’Orient et l’Italie ; mais il reste encore à découvrir des spécimens de cette toreutique rhodienne dont parle Pline 4, et de ses imitations en terre-cuite.
Voici, en fin de compte, ce qui me paraît vraisemblable. Ce serait par suite de quelque circonstance fortuite, peutêtre grâce à l’un de ces ouvriers venus d’Asie (Tigranes, Rargates5) dont on lit les signatures sur d’admirables pièces, que la céramique de type « pergaménien » aurait été introduite à Arretium. Là, dans un centre actif, ouvert à toutes les influences qui du monde grec affluaient vers l’Ita-