Dict. Antiq., s. v., Elephas (S. Reinacli), p
M. Breocia, que l’artiste a voulu figurer la bataille livrée par Antiochus Soter contre les Galates, en 275, et où les éléphants de l’armée grecque décidèrent de la victoire b
Si cette explication est exacte, on en peut tirer une indication précieuse pour la chronologie : l’illustration de cette bataille célèbre et dont le retentissement fut grand, a dû suivre de très près l’événement lui-même. Ce vase appartiendrait donc au milieu du me siècle, et comme, pour le style et la technique, il est étroitement apparenté aux autres vases de cette série, on peut rapporter la série entière à la même époque. Cette date est confirmée par les circonstances de trouvaille des spécimens provenant de la nécropole de Sciatbi ; M. Breccia1 2 a constaté en effet qu’ils ont été découverts dans le terrain situé immédiatement au-dessus des tombes (lesquelles sont de la fin du iv0 siècle ou du commencement du m0) ; ils seraient donc contemporains de ces tombes, ou de peu postérieurs.
Autres vases de tradition égyptienne. — L’émail, dans cette série, n’est pas toujours uniformément étendu sur la surface du vase. Voici, d’après M. Von Bissing3 ce qu’on peut observer dans bien des cas. A côté de la glaçure bleue ou verdâtre, il y a des taches ou des parties jaunes et brunes. Ces demi-teintes, qui n’apparaissent qu’exceptionnellement avant l’époque hellénistique, sont dues au fait que le vase a d’abord été peint en jaune, et que le jaune a été ensuite tantôt gratté, tantôt recouvert de bleu.
Ces vases témoignent d’un mélange intime des éléments empruntés à l’Egypte et, à la Grèce. Forme et décor peuvent se répartir à peu près également entre les deux influences.
La forme de certains d’entre eux se rattache à la tradition égyptienne ancienne : ainsi une cruche sans anse du Musée
1. Cf. une terre cuite de Myrina, représentant un sujet identique, Pottier- Reinaeh, Myrina, pl. X et p. 318 sqq.