Von Bissing, Fayenccgefasse, p. XXIX
LES VASES ÉMAILLÉS
du Caire1 a ses prototypes dans l’industrie du Nouvel Empire 2. Toutefois le potier hellénistique a donné à la panse et au col un galbe plus grec, plus proche de la céramique dite d’Hadra. Un vase profond en forme de chope 3 n’est qu’une modification, sans qu’aucun élément hellénique y ait pénétré, des vases de forme ancienne 4. 11 en est. de même pour des vases cylindriques 5 que l’on peut comparer avec des vases purement égyptiens6. Inversement certaines amphores 7 qui, tant par leur forme que par leur ornementation et les détails des masques appliqués aux attaches d’anses, entrent dans la lignée grecque, ont reçu les formes lourdes et trapues que présentent ides vases de la Vieille- Egypte 8 9.
La décoration de ces vases est fréquemment disposée en deux ou plusieurs registres, nettement délimités par des cercles saillants ; ce qui est tout à fait conforme à l’esprit de la décoration dans l’ancienne céramique égyptienne.
Dans le répertoire ornemental, on ne trouve qu’un petit nombre de motifs empruntés à l’ancien art indigène. Il était naturel en effet que disparussent les sujets figurés d’un caractère trop exclusivement égyptien pour s’adapter au goût du syncrétisme ptolémaïque ; et quant au décor linéaire ou végétal, on sait que dans la céramique égyptienne il est fort, pauvre. C’est, donc au fond grec, ou plutôt hellénistique, qu’ont puisé avant tout les potiers d’Alexandrie ou d’ailleurs. Il faut faire une exception toutefois, et une exception notable, pour le calice végétal à pétales lisses ou striés dont nous avons vu la fortune singulière sur les bols du type délien : un certain nombre de vases émaillés3 ont la partie