III
5. La coppa tarantina Mus. Bari. Cf. aussi Pagenstecher. Arch. Iahrb., 1912, p. 148.
0. Not. scavi , 1910, p. 349, fig. 15 et 16. Sur les importations égyptiennes en Apulie, voir Pagenstecher, Arch. An;., 1909, p. 17.
LES VASES ÉMAILLÉS
tère, d’un petit calice de feuilles d’acanthe, tout comme dans tant d’autres vases en terre cuite d’origine égyptienne h
M. Patroni1 2 a noté que le canthare métallique et les autres objets composant le trésor de Tarente avaient été trouvés sous une mosaïque romaine, et disposés de telle sorte qu’on devait penser à quelque cachette datant d’une époque assez antérieure ; et il suppose, avec beaucoup de vraisemblance, que ces objets précieux ont été enfouis par leur propriétaire lors du sac de la ville par les Romains, en 209 av. J.-C. Les canthares d’argent et leurs imitations d’argile appartiendraient donc au me siècle.
Oenochoés a portraits de reines. — On a découvert en Basse-Egypte, à Alexandrie, à Curium (Chypre), à Canosa 3, un certain nombre d’oenochoés émaillées portant en relief une figure féminine debout (fig. 110).
Ces vases ont la forme usuelle des oenochoés : pour la plupart, il se terminent en bec trilobé, et sont munis d’une anse. A l’attache de l’anse est en général appliqué un masque de Silène, exceptionnellement un masque du dieu Ammon. La terre est une sorte de kaolin mal épuré, d’aspect sablonneux ; la couverte est en émail vert ou bleu verdâ- Ire ; sur certaines parties de la figure féminine, bordures inférieures et supérieures du vêtement., corne d’abondance, chevelure, était appliquée une pellicule dorée. La figure, après avoir été modelée à part dans un moule et découpée, était collée à la barbotine sur la panse du vase.
Cette figure, qui occupe la hauteur presque entière de la panse, est celle d’une femme debout, tenant dans le creux
1. Par ex. Pagenstecher, Calen. Relie jlieram., p. 8, n° 1 ; .4m. Journ. Arch., XIII, 1909, p. 404, fig. 10 ; Rom. Mitt., 1911, p. 124, fig. 59.