Nos
3. N° 18.001. Connu sous une autre forme dans l’art égyptien. Cf. n° 3.812.
4. Nos 18.001, 18.007, 18.001, 18.007, 18.003, 18.007, 18.023, 18.009, 18.013, 18.007.
5. N° 18.019. Cf. aussi un bol du Musée de Genève, Catal. Mus. Fol, II, pl. XI, fig. 4.
6. Furtwânglcr, Coll. Sab., pl. LXX, 3 = Vasensamml. Berlin, n° 2.941.
LES VASES ÉMAILLÉS
Tanagra. Le vase, très élancé, est monté sur un pied élevé et mince, et muni de deux frêles anses formées chacune d’une double baguette qui rejoint le bord en s’infléchissant ; l’attache inférieure de chaque anse est cachée sous un feuillage en relief. Le col, haut et large, est orné, sous
Fig. 109. — Canthare Sabouroff (d'après Furtvvangler, Coll. Sab., pl. LXX, 3)
le rebord, d’une guirlande festonnante brune et, au-dessous, d’une rangée de flots en clair sur fond brun. Une suite d’oves traverse l’épaule. La panse, assez basse comparativement au col, est couverte de godrons.
L’émail bleu verdâtre pâle qui le recouvre est un indice très net d’origine : ce canthare est une oeuvre alexandrine. Il est à noter d’ailleurs que le tombeau d'où il provient
renfermait également un canard chevauché par un Eros, en verre égyptien.
La découverte à Naukratis d’un fragment de vase identique, aujourd’hui au British Muséum1, paraît indiquer l’origine égyptienne de cette espèce de vases.
Les formes sont en effet éminemment métalliques. On connaît un certain nombre de canthares semblables en argent provenant de la Russie Méridionale2, des exemplaires de Falerii au Museo Nat. Romano 3 4 et surtout un bel exemplaire en argent trouvé à Tarente avec d’autres vases d’argent L La seule différence entre les œuvres métalliques et les vases, c’est que le potier a atténué la gracilité un peu sèche du pied et des anses, et qu’il a réuni les anses au vase. Mais, à cette exception près, tout ce qui' caractérise les canthares émaillés se retrouve dans les canthares d’argent : panse conique et courte avec cannelures profondes, col haut et large couvert de bandes décoratives, pied mouluré à large base, motifs en relief à l’attache des anses.
Aucun de ces canthares de métal n’a été découvert en Egypte. Deux proviennent de Crimée, les deux autres d’Italie. Mais la fabrication égyptienne en semble prouvée par différentes remarques : d’abord le fait que les copies de terre cuite paraissent provenir d’Egypte ; ensuite la trouvaille, en Apulie et dans la région voisine, de quelques spécimens d’argenterie égyptienne ou d’argenterie italienne influencée par l’Egypte (par exemple la célèbre coupe du Musée de Bari publiée par M. Mayer5, le trésor découvert à Ancône 6) ; enfin la présence, au bas de la panse du cra-