‹ Les vases grecs à reliefsChapitre 279 sur 312 · XI, 497 B · texte numérisé non relu

XI, 497 B

LES VASES ÉMAILLÉS

’AyaO^ç Tu y-r\q des inscriptions pour désigner une divinité pourvue de cet accessoire. D’autre part, nous savons par Pline1 que le temple d’Arsinoé à Alexandrie contenait une statue ep « topaze » de la reine, haute de 4 coudées (lm75), enfermée dans une chapelle dorée, et que Philadelphie avait fait élever dans l’enceinte un' obélisque de 80 coudées. A l’exception du renseignement fantaisiste concernant la matière de la statue (serait-ce une erreur provoquée par l’émail dont elle aurait été revêtue ?), on ne peut considérer comme légendaire une tradition que confirme ce qu’on sait par ailleurs sur les sacerdoces institués pour le culte d’Arsinoé2. Rapproché du texte d’Athénée, celui de Pline nous donne donc le droit de retrouver dans la figure qui orne nos oenochoés, le type de la statue élevée par le roi Philadelphe à sa sœur et épouse, et dans l’obélisque un objet destiné à rappeler le sanctuaire alexandrin. Si, comme le pense M. Bouché-Leclercq, le culte d’Arsinoé a été institué après sa mort, la date de cette mort (270) et non point celle du mariage d’Arsioné et de Philadelphe (277) comme nous l’avions provisoirement indiqué, marquerait la limite supérieure de cette fabrication.

Sans doute, continua-t-on, après la mort de la reine, à mentionner son nom sur les oenochoés, jusqu’au jour où quelque potier s’avisa d’y substituer celui d’une reine en vie, mais sans modifier en rien le décor traditionnel ; le nom de Bérénice II fut donné à l’image d’Arsinoé ; et, pour finir, avec l’indication de Ptolémée IY, toute correspondance cessa entre T inscription et le sujet.

Askoi. — Un autre type de vases fabriquées en Egypte est un askos d’une forme très particulière (fig. 111) qui rappelle assez la silhouette de quelque oiseau accroupi 3, celle par exemple du canard en faïence signalé plus haut,

1. Hist. Nat., XXXVII, 108. Cf. Bouché-Leclercq, op. L, I., p. 235.

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