‹ Les vases grecs à reliefsChapitre 289 sur 312 · Nicole, Suppl y n · texte numérisé non relu

Nicole, Suppl y n

LES VASES ÉMAILLÉS

sans certitude 1 comme provenant d'Italie. Elles ont l’une et l’autre la même forme (pl. XYII, b) et portent l’une et l’autre, des reliefs découpés et appliqués, tels que ceux dont sont ornés les vases de Pergame (Voir Chap. XXIV). Les motifs décoratifs sont du même type : des personnages nus, de face, de trois-quarts, de profil, les uns appuyés sur des boucliers ronds, les autres tenant une lance, d’autres sans armes posant le pied sur un tertre et le corps penché en avant dans l’attitude du repos. Le dessin est correct2, mais froid et d’un style tout à fait académique. Ces deux cruches, qui sortent évidemment du même atelier, constituent, comme le précédent, des exceptions dans le groupe des vases émaillés.

Ajoutons enfin aux spécimens précédents plusieurs fragments du Louvre (dons S. Reinach et Gaudin) provenant de Smyrne, et qui portent des motifs variés : satyres et silènes, masques, symplegmata, Hermès nu tenant un caducée, pampres, feuilles d’acanthe...

Tous les vases revêtus de l’émail vert clair, à base de silice et de soude, qui appartient à l’ancienne tradition égyptienne, doivent être attribués à l’industrie alexandrine. Cela ressort clairement de ce que nous avons dit plus haut, et nous n’avons pas à y insister ici.

Pour ce qui est de l’émail au plomb, la question est plus complexe Les fabriques égyptiennes en ont produit, nous l’avons vu, un assez grand nombre de spécimens, et parmi les plus anciens (oenochoés des reines). Autant qu’on le puisse dire d’après les descriptions 3, et d’après les trop rares exemplaires que j’en connais, la couverte de ces vases est assez peu uniforme ; elle présente des taches, des irisations,

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