VASES A RELIEFS DORÉS ET ARGENTÉS, VASES POLYCHROMES
Quelques rares spécimens des séries précédentes sontr nous l’avons constaté au passage, revêtus d’une couverte dorée : tels une oenochoé à reliefs polychromes de Lampsaque (p. 156), un vase côtelé à palmettes d’Alexandrie (p. 195), peut-être la kélébé de Corinthe (p. 195), deux lagynoi de Délos (p. 370), auxquels on peut ajouter des coupes à médaillons italiotes 1. Simples fantaisies de potiers, suscitées par le désir de donner à leurs copies d’argile l’éclat de leurs modèles.
C’est en Egypte, à ce qu’il semble, qu’à une époque tardive, cette technique a constitué un genre à part, caractérisé par des formes et un système décoratif particuliers.
Athénée 2 nous apprend que, de son temps, on fabriquait à Naukratis « des vases en forme de phiales, faits non pas au tour, mais à la main, munis de quatre anses et d’un large fond » et, ajoute-t-il « revêtus d’une couverte qui leur donne l'aspect de l’argent». On n’a pas encore retrouvé de vases de cette sorte ; toutefois, certains vases conservés au Musée du Caire 3, pourvus de quatre boutons saillants sur le pourtour de l’épaule et reposant sur un fond relativement large, et qui rappellent des vases d’argent de Basse-Egypte, peuvent nous donner une idée de la forme des vases argentés fabriqués à Naukratis.