‹ Les vases grecs à reliefsChapitre 299 sur 312 · LES SÉRIES DE DÉCADENCE · texte numérisé non relu

LES SÉRIES DE DÉCADENCE

bras droit une corne d’abondance ; un fragment d’Alexandrie où sont figurés deux personnages l'un assis, avec un masque comique à ses pieds, l’autre debout s’avançant vers lui en tenant un autre masque 1 ; une cruche à deux anses striées du Musée d’Athènes 2, provenant d’Athènes, portant sur chaque faoe un guerrier nu, couronné de lauriers, armé de la lance et retenant un cheval, et, sur le col, deux branches de lauriers en relief ; enfin trois amphores de même type 3 dont deux proviennent d’Italie et qui méritent un peu plus d’attention : le corps est ovoïde ou cylindrique et repose sur un large pied ; le col est court et long ; les anses, remontantes ou en anneaux, sont striées comme celles de la cruche d’Athènes. Le nom de ces vases est indiqué par l’inscription civoœôpoç, qui est gravée sur le fond de l’un d’eux et qui doit s’appliquer également aux trois. Ces oenophores sont ornés de godrons en relief rayonnants sur l’épaule, et, sur chacune de leurs faces, encadrées des mêmes pampres que nous avons vus sur les fragments d’Alexandrie et de Délos, un ou deux personnages en relief : Castor et Pollux, coiffés du pilos, tenant un cheval par la bride, Silène et Satyre enlaçant une Ménade danseuse, personnages nus appuyés sur un thyrse, Silène ivre sur son âne.

La parenté de tous ces spécimens s’affirme par l'absence de toute couverte, par les caractères très particuliers dans le dessin et le modelé des personnages, par la présence des feuilles, des branches retombantes et surtout des grappes. Pour le centre de diffusion, il n’est pas douteux qu’on doit exclure l’Italie ; une inscription grecque est, au premier siècle de notre ère, — date approximative où nous devons placer ces vases — un indice de fabrication grecque 4, et

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