‹ Les vases grecs à reliefsChapitre 56 sur 312 · Athen. Mitt., XX, 1895, pl. III, 2, p · texte numérisé non relu

Athen. Mitt., XX, 1895, pl. III, 2, p

PÉRIODES PRÉARCHAÏQUE ET ARCHAÏQUE

un arrangement identique, dans d’autres œuvres siciliennes 1, est fréquente en Grèce dans la céramique corinthienne.

2° Rebord d’un grand plat (fig. 20 2). Entre les bandes usuelles de godrons et de dents-de-loup, se déroule une scène de beuverie bachique, d’un type connu dans la peinture corinthienne 3.

Fig. 20. — Bordure d’un Pithos de Sicile (d’après Kekule, Terracott. Sicil., p. 51, fig. 112)

3° Rebord d’un grand pithos de Sybaris (fig. 21 4). Dans le même style animé, un combat entre Hercule agenouillé, tirant de l’arc., et un centaure brandissant une branche d’arbre cependant qu’un Slène à queue de cheval s’avance à pas de loup pour aller puiser le vin d’une jarre. La scène d 'Hercule chez Pholos est, on le sait, un sujet familier de la céramique proto-corinthienne.

4° Un fragment de pithos5, provenant de Tarente, représente un chœur de femmes qui se tiennent par la main. Peutêtre y doit-on voir une imitation lointaine d’un motif de la peinture corinthienne.

L’influence corinthienne n'a pas ici de quoi nous surprendre. Il en faut sans doute chercher le centre à Syracuse que les Corinthiens avaient fondée dans le second tiers du

1. Par ex. sur une corniche d’un monument sicilien (W. Dorpfeld, Uebcr d/e Verivendung von Terracotten, pl. II, 4). Pour les ex. dans la céramique corinthienne, cf. Pottier, Calai. Louvre, II, p. 4S3 ; Bohlau, Ans ion. Nekrop., p. 109-112.

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