Ibid., pi. XXXIV
ÉPOQUE NÉOLITHIQUE
décoration, à la céramique Cretoise : les bandes y sont réduites à de minces filets, dont la technique est très particulière : autant qu’on peut en juger par les reproductions, ces filets ont été modelés dans la pâte encore fraîche de la surface.
Après la troisième période enfin, celle des importations de poterie mycénienne, nous voyons apparaître à nouveau le type proprement dit de la jarre crétoise : les pithoi que nous avons conservés de cette période 1 répondent exactement à ceux que nous avons appris à connaître à Cnossos ou à Phaestos ; les dissemblances, d’ailleurs légères, de forme et d’ornementation, entre ces pithoi et ceux des palais crétois, doivent plutôt être mises sur le compte d’une différence de date que considérées comme des indices de fabrication locale, puisque, pour toute cette période, l’ensemble de la céramique est constitué par des importations.
TROADE ET MYSIE. — La première cité de Troie connaissait déjà l’usage des immenses vases-silos en argile ; mais ces vases, quand ils comportaient une décoration, n’en recevaient pas d’autre que quelques incisions grossières, — traits parallèles, zigzags, ondulations, losanges, — tracées d’ordinaire sur le rebord 2.
Le pithos à relief se rencontre seulement à partir de la deuxième couche ; et depuis lors il n’a pas cessé d’être en usage dans les sites qui se sont succédé sur . la colline. Ce pithos troyen est apparenté de très près au pithos crétois ; mais il appartient à un type beaucoup plus grossier. In forme en est plus simple : une panse évasée vers le haut et s’ouvrant en une large embouchure avec ou sans bourrelet, un pied étroit et effilé destiné à être fiché en terre, des anses (certains vases en sont dépourvus) en forme d’oreillettes attachées à l’épaule ou de tenons étirés hors