CIGS, I
ET LA VAISSELLE DE MÉTAL
l’essor de l’industrie locale. Des œuvres aussi célèbres que les statues chryséléphantines de Phidias, le bouclier de l’Athéna Promachos, œuvre de Mys \ la lampe d’or de l’Erechthéion, œuvre de Callimaque, prouvent bien que les toreutes d’Athènes ne le cédaient en rien à ses sculpteurs et à ses peintres. Et ce Mys qui collaborait avec le peintre Parrhasios au bouclier de la Promachos, faisait appel au même peintre pour des travaux de moins grand style. Athénée1 2 cite d’eux un skyphos qui représentait la destruction de Troie. Pline 3 mentionne d’autres coupes ornées de Silènes et d’Eros, que Mys avait confectionnées pour le temple de Dionysos à Rhodes.
Mais Mys et Callimaque, dont la réputation devait devenir à demi-légendaire 4 ne furent certainement que les plus grands parmi tout un ensemble de toreutes et d’orfèvres. Car l'existence d’ateliers actifs, établis à Athènes, est attestée par l’usage si général que les Athéniens d’alors faisaient de ta vaisselle précieuse. Les vases en or et en argent étaient abondants parmi les offrandes de l’Acropole 5. Et ce ne sont pas seulement de riches personnages, comme Alcibiade 6, qui pouvaient s’offrir ce luxe, mais des citoyens de fortune moyenne 7 . Au moment où la flotte athénienne partait pour l’expédition de Sicile, toute l’armée, depuis les chefs jusqu’aux simples hoplites, fit des libations avec des coupes d’argent et d’or 8 .
Ces quelques textes peuvent être complétés par des documents d’autre sorte : ce sont les représentations de vases