‹ Les vases grecs à reliefsChapitre 91 sur 312 · Par ex. Notizie Scavi, 1889, pl. I · texte numérisé non relu

Par ex. Notizie Scavi, 1889, pl. I

9. Par ex. Collignon-Couve, Ibid., n° 1844 = C.-R. 1861, pl. I, 1.

EX LA VAISSELLE DE METAL

Athènes, ni en Grèce, mais au pays des Scythes qu’on les a retrouvés pour la plupart. Ce sont des œuvres locales, et par conséquent à demi-barbares, mais sans aucun doute exécutées sous l’influence directe de l’art grec, et plus particulièrement de l’art athénien où les Scythes du Bosphore Cimmérien allaient chercher leurs modèles. Les spécimens en question sont, pour la plupart, des pots sphériques et sans anses, surmontés d’un col évasé 1 ; le décor s’y répartit en deux registres : un registre supérieur qui porte des motifs animés, scènes de guerre, lions dévorant des cerfs, canards, Eros ; et un registre inférieur de godrons rayonnant autour du fond ; une collerette de godrons entoure quelquefois aussi le haut de l’épaule.

A ces vases dont la forme très particulière est certainement de type indigène, mais dont les motifs et l’agencement décoratif sont certainement d’origine grecque, il faut ajouter la série beaucoup plus nombreuse de vases en bronze (et plus rarement en argent) d’où sont absentes les zones de sujets animés. Les formes de ces vases sont à peu près toutes celles que nous connaissons déjà ; à l’ exception des coupes, on y trouve des amphores, des cratères, des oenoohoés et même des « situlae ».

Parmi ces vases, les uns ont la panse entièrement nue ; d’autres, qui rappellent les types figurés sur les vases peints, ont pour décor essentiel des côtelures : celles-ci, quand elles couvrent la panse entière, sont interrompues, à la hauteur de l’attache inférieure des anses, par une bande médiane plate 2 ; ou bien elles ne s’étendent que sur la moitié supérieure du vase 3 ; pour les cratères, l’encolure est nue, et les côtelures sont réservées au corps du vase 4. Les vases de

1. S. Reinach, Ant. Bosph. Cimm., pi. XXXIII- XXXV : Arch. An;., XXVIII, 1913, p. 225, fig. 72.

2. Par ex. Stais, Catal. Marbres et bronzes Athènes , nos 7586, 7587, etc...

3. Par ex. Mus. Gregor., pl. LVIII, 2. Cf. aussi le cratère qui est figuré à l’envers de certaines monnaies d’Epaminondas (G. -F. Hill. Historical Greek Coins, pl. V, 36).

4. Par ex. Tarbell, Catalog bronzes Field Muséum (Naples), pl. LXX. 117

et LXXII, 119.

LES A'ASES A RELIEFS POLYCHROMES

l’un et de l’autre type admettent certains motifs décoratifs accessoires : oves en relief sur les lèvres ; masques de satyres et scènes satyriques, sirènes, sphinx 1 fixés aux attaches des anses ; guirlandes 2, tresses 3, colliers 4 ciselés et incrustés d’argent, ou émaillés, se déroulant sur l’encolure ou sur la bande médiane.

Ainsi ces vases, dans leur ensemble, sont entièrement conformes à la tradition de la vaisselle archaïque en métal : mais, comme pour la céramique, le progrès d’une période à l’autre est marqué par les recherches heureuses de profils plus élégants et de proportions plus élancées et plus fermes.

Le décor animé est fort rare dans la vaisselle de bronze ; et l’on ne peut guère citer qu’un pot de la Bibliothèque Nationale 5, dont le décor consiste en un sanglier et une panthère appliqués en relief sur le corps du vase.

Èn somme, les textes littéraires, les reproductions de vases précieux dans la céramique peinte du ve siècle, les spécimens conservés, tant en argent qu’en bronze, nous donnent une idée de ce qu’a pu être en Grèce, et en particulier à Athènes, la vaisselle métallique entre le commencement du ve siècle et le milieu du siècle suivant.

1°. — Pour la forme : des coupes sans anses, des canihares, des aiguières, des amphores, des seaux.

2°. — Pour le décor : des bossettes, des côtelures, des boutons de lotus et des patinettes, pour ce qui est des motifs géométriques ; des scènes de la destruction de Troie, des Silènes et des Eros, des suites d’animaux, pour ce qui est des motifs animés. Le décor en relief peut être complété

1. Par ex. De Ridder, Bronzes Bibl. Nat., a0 1393 ; Stais, op. L, n° 7913. 7914, etc. ; Furtwângler, Coll. Sab., pl. CXLIX, 2.

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