‹ Les vases grecs à reliefsChapitre 94 sur 312 · CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES · texte numérisé non relu

CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES

miers vases de ce typé ; mais leur apparition ne fut pas le fait d’une « création spontanée » : elle avait été précédée par une céramique dépourvue de décor plastique et qui cherchait à rendre l’aspect et à reproduire les formes de la vaisselle de métal (Chap. XIY).

Les hydries, amphores ou canthares côtelés, les coupes et « askoi » ornés de médaillons intérieurs représentent les plus anciennes manifestations de la mode nouvelle (Chap. XV-XVII). Ces vases dont la fabrication s’est prolongée parfois très au delà de leurs commencements, ont pris naissance dans la Grèce propre ; mais de bonne heure on y voit apparaître l’influence et l’action d’Alexandrie, dont le rôle va être prépondérant à l’époque hellénistique.

C’est sous cette influence alexandrine, que se développe rénorme production, si caractéristique de l’époque hellénistique, des vases qu’on a appelés à tort « coupes mégariennes » — bols ornés de sujets littéraires, bols à godrons, bols à glaçure, bols à vernis mat — répandus sur tous les points du monde grec (Chap. XVIII-XXIII) .

L’Asie Mineure, où domine, bien entendu, l’action de Pergame, est loin d’avoir joué un rôle aussi efficace, bien que ses produits, qui furent surtout des vases à glaçure rouge décorés de reliefs appliqués, aient été exportés en diverses régions (Chap. XXIV-XXVI).

Enfin, avec les vases émaillés, dorés ou argentés, ou polychromes, avec les derniers exemplaires des types hellénistiques, la céramique à reliefs de Grèce prépare celles de L Italie et de la Gaule romaine (Chap. XXVII-XXIX).

A chacune de ces séries correspond une série métallique. Toutefois, il importe d’insister sur ce fait, que le rôle des potiers n’est pas demeuré purement passif ; ce n’est qu’en de rares occasions qu’ils se sont bornés à surmouler des vases de métal ; d’ordinaire, grâce au procédé du poinçon, qui leur permettait à la fois de s’adresser aux modèles les plus divers et de combiner à l’infini les combinaisons décoratives, ils ont pu écouter leurs fantaisies. Mais leur

172 LA CÉRAMIQUE A RELIEFS AU IVe SIÈCLE

imagination ne s’est jamais dégagée entièrement de leurs modèles. Ainsi, dans une certaine mesure, les vases de terre cuite nous restituent l’image d’ensemble des vases en métal précieux ; mais il est nécessaire, chaque fois, de faire le départ entre ce qui fut l’œuvre du toreute et ce qu’en fit le potier, son imitateur.

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