LE JOURNAL
Quotidien. Lttteralrv. ArUitlqui
LA MUSELIERE Ma foi. tant pis! C'est plus fort que moi! Il faut que je parle, dùt-on me faire subir le sort de Tliéroigne de Méricourt. Les abois des chiens de garde de la Presse agaçaient les aiO voleurs; ils ont mis une muselière aux pauvres toutous, afin de n'être plus dérangés.
Halte-là! Vous avez compté sans moi, qui ne me laisserai pas museler comme ça. J'ai aboyé au passant en faveur de l'aveugle : le passant s'est retourné et m'a jeté un sou.
J'ai aboyé à la mort en faveur du malheureu,\ condamné: la mort s'est enfuie, et j'ai sauvé une lète.
J'ai aboyé à la lune en faveur du rêveur méconnu.
Aujourd'hui, c'est pour la Liberté que j'aboie.
(Suiient deux colonyies dr développement.)
... Aussi, je vous le dis, s'il n'y a plus d'iionimes pour défendre la République, c'est nous les femmes, les filles, les épouses, les mères, qui nous lèverons contre l'ennemi. Nous tremperons nos quenouille^ dans l'encre, etc., etc.