‹ Les veillées de Saint-HubertChapitre 4 sur 6 · I.ES VtltuUS DE «AUVT HUBERT · texte numérisé non relu

I.ES VtltuUS DE «AUVT HUBERT

le calme die la J^éflexioii, et je dois dire qu'il me sembla

alors n'avoir jamais chassé de ma vie, tant tout ce (pte

J'apprenais était plus merveilleux que tout ce que

J'avais vu et fait moi-même. Eh bien ! l'illustre veneur

ne fut pas encore satisfait, qui pourrait le croire?

.«Quelques mois après il envoya de nouvoau son piqueur

Racot en Angleterre, de sorte qu'il put ouvrir la cam-

( pagne suivante avec un équipage composé de,cent.au-

tr.es ciiien3, plus beaux, plus grands et phis vîtes, eu-

core que ceux qu'il venait de réformer pour vke.de

lenteur^ liien qu'ils prissent quelquefois leur .cerf ou leur

sanglier .en moins d'une heure et demie : c'est là qu'en

.était arrivé le présidait de MaHie-Bourgogne en 1 845,

année de sa mort.

Encore quelques.mots sur le marquis deMac-Mahon av4mt 4e passer à^es compagnons <le gloire-

Avecwe vue défectueuse et une oreille incertaine et mâme fausse, il n'y a presque pas d'exemple vqu'il jait fAviu une diassQ, si multipliés et si dangereux jque fussent lâS:Obstacles.^i s'opposaient h fson ardeur, ou ^utût ta €Q(Btrariaient inutilement* Si, parfois, trompé par aon «ONîe, qui lui indiquait d'un x^ôté le son qui .vcAait d!;nn autre, iMui armvait de prendre une fausse «ttre^timi, il n'enrétait pas.d(noins,.toiûours et souvent

348 LEâ veilUbs db saint luiBaT.

seul, le premier k Tballali, encore qu*il eût fait pour réparer son erreur deux ou trois fois plus de chemin que tout le monde. 11 ne portait jamais d*arme k feu avec lui, et lorsqu'il avait affaire k un sanglier bargneux, c'était le plus habituellement, comme M. Dubarat dont j'ai raconté les prouesses plus haut, avec son couteau de chasse qu'il terminait l'aventure. Le fait suivant fournira la preuve de ce que j'avance, et s'il trouve par hasard <îes incrédules, ce ne sera certainement pas en Bourgogne.

Un jour, aux environs d'Âutun, le marquis entra à cheval, k la suite d'un robuste et dangereux ragot, dans une pâture close dont il referma la porte derrière eux. L'animal, se voyant prisonnier, revint sur ses pas pour attaquer son incarcérateur^ et celui-ci, sans prendre le temps de mettre pied k terre, accepta franchement le combat. Courbé en avant, jusqu'à mettre sa tête de niveau avec l'épaule de sa monture, pour se rapprocher de son adversaire, il lui porta un coup si terrible, que la lame de sa dague resta engagée entre deux des côtes du ragot. Dans ce premier choc, son cheval avait reçu une longue et profonde blessure au-dessus du jarret gauche. Le marquis, désarmé et presque démonté, n'abandonna pas la partie dans cette

LES VKILLiSbS DB SAINT HUBERT. 349

position critique. Il poursuivit sans relâcbe le sanglier k travers les broussailles, parvint k le rejoindre k force de le provoquer k le charger de nouveau, lui arracha du flanc son couteau de chasse, l'attaqua k son tour, et finit par le mettre k mort, après une lutte trèsacharnée et un moment indécise. Si l'on tient compte de toutes les circonstances de ce duel en champ-clos, et sans spectateurs pour exciter l'orgueil de celui des deux antagonistes qui était susceptible d'éprouver ce sentiment, on reconndtra que ce fait est peut-être unique dans les annales de la chasse k courre. Je l'ai cité de préférence k beaucoup d'autres, parce qu'il me semble qu'on y peut prendre une idée assez juste du caractère impétueux de l'homme que j'ai essayé de mettre en scène.

Avec plus de science et de sangfroid, le comte Joseph de Mac-Mahon, frère du marquis, se montrait dans l'occasion le digne émule de la hardiesse de son aîné. Il avait, tout en adoptant quelques-unes des idées nouvelles de celui-ci, recueilli et conservé quelques-uns des préceptes les plus intelligents de la vénerie d'une autre époque, et, grâce k ce mélange de deux systèmes dans ce qu'ils avaient de meilleur, il était devenu en peu de temps une des lumières de Rallie-Boui^ogne. Je le

350 LES VSILléjSH DK ^AINT IIIBBRT.

comparerais volontiers k un poète qui ne serait niclassîque à la iaçen de Casimir DelavîgnQ, ni roniantiqiae à la manière de Victor Hugq, mais qui aurait su s'arrêter assez tAt pour ne pas faire les Burgraves, et marcher aasfiz loin pour ne pas commettre don Juan d'Autriche. 41. Hignet a parlé en pleine académie 4e la modération intrépide duebancelier Pasquier, pourquoi ne dirais-je pas ici, puisque c'est la vérité, que le comte Joseph •de Mac-Mafaon avait la sagesse audacieuse et l'entraînement réfléchi? Deux antithèses ne coûtent pas plus qotune seule une fois qu'on y est.

Gù&L le comte, la chasse était moins une passipn .dévorante qui le jetait dans le délire^ qu'un ^out raisonné qui lui laissait le calme apparent de sa pbysio nomie et la lucidité habituelle de son jugement^ dans les jûrcoBstances où le veneur le plus maître de soi perd toujours un peu de la faculté de se, contenir. Tant que les choses suivaient leurs cours régulier, on le voyait galoper, silencieux et morne, au milieu des plus hardis, dontiljie semblait pas partager Tivresse, quelquefois simulée; mais si quelque incident venait k se produire, :Si w^ difficulté surgissait tout k coup, ^on indiflërence disparaisisait subitement, et alors personne ne pjrenait k faction jm ptrt plus active et plus .utile que lui.

Xtr tlRLLIÎBS Dr SAINT mmiKT. 35t

setiiblabie en cela k clss régiments d'élite qui n'entrent séiieusement en ligne que quand le suecès de la bataille dépend d*un vigoureux coup de collier. Pour rompre un chî^ge déjà ancien, relever un long défaut, ranimer des cbiens alanguis par la fatigue ou rebutés par les

bourrades* d'un sanglier méchant et solidement artné,

et servir d'une balle ou d'un coup de couteau de chassa un animal aux abois et dangereux pour la meute, le comte de Mac-Mahon n'avait pas son pareil : c'était U veneur coinplel par excellence.

Comme un lieutenant habile et dévoué autant que modeste^ il préparait et as$(Urait les triomphes def son ainé^ sans chercher k usurper jamais une part de sa gloire, sî petite qu'elle lût, car il s'effaçait après le succès avec autant de soin qu'avant le péril, a rexem{»te de ces ami^ Gdèles et discrets qui s'éloignent de vous dans la bonne fortune et vous reviennent dans la mauvaise, pour vous quitter encore dès qu'ils vous ont tiré d^affatres. Quand le marquis se décourageait d'uÉlî chasse languissante, le comte, au contraiilK, se passionnait pour elle avec une ténacité égale k l'ardeu!* ttè^ tique de son frère, et il était rare alors qu'il ne parvint pas k la conduire k bonne fin. Il m'est arrivé une fois de suivre, seul avec lui, un chevreuil jusqa'k dix beur^

352 LES tullMbs m SAiirr HuuaT.

du soir, aa milieu d'une obscurité de novembre, augmentée d'an brouillard, qui élevait autour de nous une véritable muraille de plusieurs lieues d'épaisseur. Quand les cbiens, exténués de lassitude et dégoûtés de leur vaine poursuite k travers la nuit, eurent mis bas, nous fûmes obligés d'entrer dans une ferme et de prendre des bommes avec des torcbes de paille pour nous ramener au cbàteau de Sully. Ce secours n'empécba point que nous faillîmes vingt fois^de nous rompre le cou dans des cbemins qui me donnent la chair de poule^ rien que d'y penser k dix-neuf ans d'intervalle^ Qt de nous noyer, k plusieurs reprises, dans d'innocents ruisseaux, que les pluies d'automne avaient transformés en perfides torrents. J'étais tout fier d'avoir montré tant de persévérance, et mon compagnon se reprochait de n'en avoir pas eu davantage. Selon lui, nous aurions dû coucher en forêt pour recommencer le lendemain, dès la pointe du jour. On comprend que, d'après cela, je ne m'aventurai pas k lui avouer que j'avais contribué, autant que cela avait dépendu de moi, k décourager la meute, afin d'avancer le moment de la retraite, qu'il ne fallait pas songer k proposer tant qu'im seul chien donnait encore de la voix. Comme homme de cheval, nul parmi nous n'égalait le comte Joseph de

LIS TBILliBS DB SAllIT HUBERT. 353

Mac-Mabon en bonne grâce, en science et en solidité. Je crois qu*il avait travaillé, au manège de Versailles, sous le vieux comte d'Âbzac, le dernier représentant de la savante équitation du dix-huitième siècle.

J'ai été témoin, un jour, d'une chose très-courageuse et très-française qu'il a faite. Nous chassions dans ce beau et sévère parc de Montjeu, qui rappelle si bien, dans sa majestueuse tristesse, les fatales grandeurs de la maison de Guise, et nous avions lancé un vieux daim dix-cors, pauvre animal plus civilisé que sauvage, dont la défense ne pouvait pas être bien longue. liesse par la meute, il n'imagina rien de mieux que d'entrer dans un des deux étangs d'eaux vives qui couronnent le sommet de la nooatagne de Montjeu, et il va sans dire que les chiens Ty suivirent, aussi décidés k le noyer que s'i ^ les eût fait courir longtemps. La lutte était sérieuse* ment engagée et le dénoûment tragique approchait, lorsque deux ou trois compatissantes et gracieuses amazones, réunies sur la chaussée de l'étang, firent entendre le cri de grâce ! Tout le monde s'associa galamment a ce vœu. peut-être parce que chacun pensait que la réalisation en était impossible, le champ de bataille se trouvant très-loin du rivage, et l'étang ayant une assez mauvaise réputation. Les amazones — qui

354 LK8 ymtit$ db saint ifortiiT.

rie sait que les femmes se préoccupent encore moins des obstacles que les béros ? — les amazones manifestèrent de nouveau leur pitié avec un redoublement d'insistance. Alors le comte Joseph de Hac-Mabon lança son brave Irlandais Fox dans Tétang, rejoignit à la nage la meute, qu'il écarta par ses gestes et ses cris menaçants, et saisissant le daim d'une main vigoureuse, par l'un de ses bois, il le ramena, toiis deux nageant côte â côte, jusqu'à un épais fourré, dans lequel l'animal se bâta de disparaître. Ce fut un si beau spectacle, vraiment, que nut de nous ne regretta l'ballali plus sérieux dont il avait été privé. H me semble qu'un peintre de genre trouverait dans cette scène le sujet d'un charmant tableau.

Je n'ai chassé qu'une fois avec le vicomte Maurice de Mac-liafaon, aujourd'hui général en chef d'un des corps de Tarmée d'Orient, et je n'en peux dire qu'une chose, c'est que s'étant démis l'épaule peu de moments après l'attaque, il n'enresta pas moins achevai jusqu'&rhallalj, nous révélant ainsi Tintrépide et robuste homme de guerre qui avait commencé k grandir en même temps que les Changarnier, les Gavaignac, les Bedeau et les Lamoricière. Plu^ heureux ou mieux avisé que ses compagnons de gloire, il a su- éviter les traquenards

lu tgttrJf?^ DIT Bitmr wsÈtwt 38S

(te la politique, et aujourd'hui il tient une large place dans Torgueil de la France, place noblement conquis répée k la main, loin des ebamps de bataille bidisux et quelquefois honteux de la guerre civile.

Son frère Eugène, le quati ième rejeton de cette vail-^ lante lignée de disciples de saint Hubert, appartenait de mon temps k la catégorie des veneurs fanknsitte». Traitant la chassecomnie les coquettes traitent l'amour, il en prenait k ses heures, juste ce qu'il lui en fallait pour satisfaire un goût plu& capricieux et délicat que constant et passionné ; mais il était jeune alors, et i) a pu ciianger depuis, au: moment de cette terrible ré?o* lution de la trentaine qui transforme souvent la flamme passagère en feu inextinguible. C'est aussi l'histoire de la coquetterie.

Les autres illustrations de nos grandes chasses de RaUie'Bmrgogne, dont le souvenir m'est le plus \^v(* sent, sans doute parce que mon cœur vient en aide k ma mémoire, étaient le marquis et le comte de Vitry, le comte et le marquis de Villersla-Fays, le marquis de La Ferté et son frère, le conote de Champlfttreux, le comte Rostaing de Pracomtal, le marquis d'Epeuilles et U. Jules Perret. J'ai déjk parlé de ce dernier dans plusieurs de mes étud^ et nouvelles cynégétiques, €l

S56 Les vnLiitt de saiiit HUiBaT.

si je ne le nomme qu'après tous les autres, c'est que je lui réserve une mention toute spéciale h la fin de ce travail sur la société de Rallie-Bourgogne^ dont il était la pensée, comme le marquis de Mac-Hahon en était Taction. Appelé par nous au poste éminent et difficile de notre dictateur, il avait eu, tout k la fois, le bon goàt d*en refuser le titre, et l'exceUent esprit d'en exercer les fonctions ; rare exemple de sagesse assurément. Chacun de ces hommes d'élite avait sa physionomie très-caractérisée, et contribuait largement pour sa part à l'éclat et h. l'agrément de la réunion. Celui-ci attirait les regards par sa haute taille et sa distinction de grand seigneur d'autrefois ; celui-lh. se faisait remarquer par ^a bonhomie rustique, sa ténacité rude et le merveilleux instinct qui lui tenait lieu de science : en chasse c'était «ne sorte de voyant, à la manière des montagnards icossais. On admirait dans les uns leur passion exclujsive pour le noble déduit mis en honneur par saint Hubert, et dans les autres, au contraire, qu'ils n'aimassent en lui qu'un de ces délassements de la vie élégante dont se servent ceux qui s'y livrent pour avoir l'occasion de se montrer hardis et gracieux cavaliers, bons sonneurs de trompes, en un mot gentlemen accomplis. C'^t ce qu'étaient surtou^t les deux La Ferté, qui

LM TKILL^BS DB. SkVST BQBBftT. 357

avaient dipement soutenu, quelques années avant la fondation de Rallie-Baurgogney la vieille renommée de notre vénerie cbez nos voisins d'outre-Mancbe. A ce sujet voici une anecdote dont l'authenticité m'a été affirmée par des personnes dignes de foi.

Le plus jeune des deux frères, le comte de Champlâtreuxy resté en Angleterre après le départ de son aîné, avait été invité k as^ster k plusieurs grandes chasses au renard, chez un noble châtelain du Norfolck, qui avait convié en même temps les plus célèbres sportmen du comté. Ceux-ci eurent la mauvaise idée de vouloir tâte^* le veneur français, sous le rapport de la témérité k cheval, et ils s'y prirent si gauchement, en véritables Anglais de la province quHIs étaient, que le comte de Champlàtreux n'eut pas de peine k deviner leur intention de mettre son courage k l'épreuve dès le premier jour. Il n'en témoigna aucun mécontentement, mais il se promit S essayer k son tour ceux qui avaient douté de lui. La chasse du lendemain lui en fournit l'occasion. Le renard, lancé au sommet d'une montagne assez élevée^ se précipita avec la rapidité effrayante d'un train de grande vitesse vers une vaste plaine tourbeuse, coupée en tous sens de ravins et de fondrières, dont quelques-uns étaient de véritables

aSê LIS TiaiaÉn db: smht «t bbut:

Ébttnes.' Au moment de rattaque, lècomte de CteKtf* |fl&4reiUL commença fiar descendre au triple galop la mooti^e, ddnt le sol n'était composé que de petits; rd* cbers et de pierres ronlsintesy puis il s'aventura bravement au milieu de toUs les d^stades de la tourhiëFe, ir] EMsant cinqtanie fbrmidaliles sauts de suite, là nageant pendant un demi qnart- d'heure dans une eau noii^ comme de reacre et épmsse oomme du camboui^ et partout seyant mr son cbemin ses mystîicateurs de la veille^ qui avaient d'abord essayé de cottUnner buplai* sauterie, et dont pas un nese trouva k la mort dunenard,. à laquelle le comte de Ghamplàtreux assista soil Notez bien qu'il montait un ebeval d'emprunt, que te pays lui était k peine connu^ et qu'il n*avait aucune idé« de la nature- et du nombre des dWcultés (|a'ii devait vaincre successivement. Le soir, quand le cbâteluin qoi lui donnait l'hospitalité le complimenta sur sa hardiesse^ il eut le bon goût de rép<Hidre qu'il ne fallait l'attribuer qu'à la vigueur extraordinaire du cheval qu'il amntait. Quant aux mystificateurs, ils aimèrent mieux se tenir pour battus que de tenter de prendre leur revanche, c'était beaucoup moins périlleux.

Pour marcher kbi tête d'une troupe de veneurs, recà^ voir a;vec une cypité gracieuse les rapports des valels

4a]ânmr,!savûirtenû*le cercle rassiemblé autour ilu feu de bms .vert allHiué w reudes*vous, et.être pàsséuautre dafls l'art de présider à uue.eufée un peu ^okonelle, Dul fi*éga)»t lé marquis de Yttry. S^ haiiie ttaifle, sa i^lie et calme physionomie, sa fine cbevelureblancbeqitt formait un contraste des plus beureux avec ses traits j^nes encore, tout se réunissait pour fairede luiie plus admirable père noble de vénerie qu'il soit possible à Timagiaation de se représenter. Je ne Tai ^ais iv^ cbei»inerk notre tête du temps de la sodété ànwiMarnan! dont il était président honoraire^ sa^s penser 4 Louis XV, lepari*ait gentilhomme par excdilence. J'ai enijendu djgs gens lui reproclier de mancpier d'esprit. Je ne me peraoettrai pas de rien décider ii cet égard; mais en tous cas iUvnit au plus haut degré celui âe se faire aîmer des homnaes et adorer des femmes, et, en fait d'esprit, il me «^snble que ^c'est posséder le néees^ire et ud^me un, peu 4e superflu . Quaud j'ai connu lewarquis de Vitry, il avait dépassé la cinquantaine, ce qui:ne rempéchaitpas d'étee •encore charumaU mcm^ disaient X^éUganUs du temps 'du Directoire. C'était te te^u idért de.l'âg^ avSkr liai^ laite sa splendeiir.

Le «onftite Alesi^ndre, ^m fçèw, j^M FjBssewbîaît

fuis plus ^un (^lîep yen^éep it p«i dur o^ mm^

360 ff.B$ Tiiuin »i iiiHT innT.

k un gracieux hurleur de Normandie. Richement doué du côté de la franchise et de la bonté, il laissait beaucoup k désirer sous le rapport de la grâce. Ses manières étaient brusques^ sa voix rude, et il fallait le pratiquer longtemps de suite pour bien savoir quel excellent cœur se cachait sous cette enveloppe un peu primitive. Comme veneur, il égalait, en persévérance, eu sagacité et en résolution, les plus habiles et les plus détermmés ; mais pour la grande chasse k courre il avait un grave inconvénient : il aimait k tirer, et quand il tirait il était rare qu'il ne tuât pas; alors il fallait rentrer au logis au bout de quelques heures, quand on s'était flatté de jouir de la musique des chiens pendant toute la journée. Lors d'un séjour que nous avons fait dans Tautomne de 4 834 , chez César de Moreton, en Charolais, il nous a joué trois ou quatre fois de ces tours-lk, avec l'aide d'un certain Pierre, son domestique, le plus exécrable braconnier qui ait jamais existé. On lançait ; tous les cœurs s'ouvraient k la joie, et puis : pan ! et tout était fini : M. Pierre n'avait pu résister k la tentation de nous donner une nouvelle preuve de son adresse» que nous ne connaissions que trop bien déjk. Quand donc auronsnous une révolution assez complète pour qu'il soit permis de conduire k l'échafaud de pareils drôles? Le vœu

LU TBILliBS Dl SAINT HUIBaT. 361

est un peu violent, j'en conviens, mais ma foi! les amis de rhumanité en ont fait bien d'autres, et pour des motifs moins graves : les hommes de bonne foi en conviendront

Le comte Théodide de YiUers-la*Fays et son fils Jo* seph, dignes gentilshommes au cœur d'or, que chérissent et respectent tous ceux qui les connaissent, étaient deux types de veneurs Irës-intéressants k étudier, et d'un commerce fort agréable, parce qu'il n'y avait en eux que franchise, bonhomie et simplicité. J'ai connu le second qu'il sortait k peine de l'enfance, et il y avait déjk si longtemps qu'il chassait, qu'en dépit de son menton imberbe et de son teint déjeune fille, il n'y avait plus moyen de le regarder comme un débutant. J'ai souvent pensé, et je n'étais pas seul de cet avis, que l'excellent et loyal Joseph avait toujours eu une trompe sur l'épaule, un cheval entre les jambes et un couteau de chasse k son côté, tant il lançait vigoureusement sa fanfare dans l'espace, sa monture par monts et par vaux, et sa dague dans la gorge du premier sanglier venu, sans prendre la précaution de s'enquérir d'abord de son caractère. Lors des premières réunions où je me suis trouvé avec lui k Moutjeu et k Sully, dans l'automne de 4834, il n'avait pas tout k fait renoncé encore k s'abriter

Mt LwwmuÉÊ^n sMirrtinfmtv.

MHis Taite paternelle, «l rien n'était plus curieia et tout à la bis plus 6flM>uvaat que de le voir, fièrement caatpé sur «a Tigoartax pooej morvaBdeau, noir earatie une taupe et éveillé comme une souris, suivre une giiande diaUfase de Jument capa-de-more, que OM^atait aon père, passer, partout oii ce dernier pas$ait — et je ¥0us jure qu'il ne s'inquiétait guère s'il y avait péril ou oon ~ et tenir tète ainsi aux phis intrépides. lamais la vérité du proverbe, bm cHen chasse de race n'a été plus victorieusement démontrée que par ce père et par ce fils, aa grand bonneur de ïm et de l'aigre.

Cestune espèce, â'lM)mmes forteanent trempée que œs vieux Vfllersria-Eays, doat la noblesse ne le cède k auetme autre en France, j'^ demande bien pardon k Bm. les daes éclos sous le vertugadin de madame de Kaintenon ou dans les paniers de madame de Posopa*dour* On m'a conté, en Nivernais, il y a de eek quelques années, qu'en 4B^2, le marquis, grand-père 4e Josepby était parti k franc étrier de cbez un ami, le ooBite de fiouvellQ, qu'il visitait tous les étés, pour retourna k son château du Rousset, en passant par Lyon, ok il devait célébrer la Saint-Louis avec quelques vieux cumfittgnons de l'armée de Coudé. Le marquis avait, k cette: époquo4k8oixante-*dix-huit ans, et la petite pro-

LIS milÉU^M iiJRT .aiiRaT. 3S$

menade de santé qu'il se permettait était de quatre eenls kikMDèU%s enviroo. Les beaux fils de nos jours, qâ fout du iport sur l'asphalte du boulevart des Italiens ou dans les moelleux fauteuils d'un club, ne sont pas encore de cette force-lk. Il leur faut les eousMns de drap cachemire, les oreillers de soie ou les chaufferettes des wagons de preoiiëre classes. A ce compte-Ik, si jamais leurs descendants se hasardent k voyager, cA sera dans des écrins, comme des bijoux précieux. Le nuunqufô de Villers-la-Fays eut fait un beau tapage si on se fût avisé de lui glisser sous les pieds un cylindre rempli d'eau chaude. Etnoon père, donc! et ce vieux dievalier de Fondras, le marin, qui, n'ayant pour toute couverture qu'un drap, hiver comme été, secontentait de se faire mettre une serviette pliée en quatre sur les Jambes, quand le thermomètre était à dix degrés m* dessous de zéro ! Yoilk des hommes! oiais nous! il n'y a qu'en fait de gouvernements que nous ne sonunes pas difficiles.

Le comte Rostaing de Pracomtal était le modèle du veneur français dans la meilleure et la plus large expression du mot, gai, spirituel, élégant, toufours le propos joyeux où le sourire sur les lèvres, et la franche galté dans le regard. 11 sonnait aussi bien que Baptiste, mon*

364 Lii tbilliEbs bb ftiint imnmr.

tait k cheval à satisfaire le vicomte d'Aure, qui le regardait comme un de ses plus habiles élèves, et il avait recueilli dans les traditions de sa famille toutes les bonnes doctrines de la chasse, qu'il mettait en pratique sans se faire valoir, car il était essentiellement bon garçon en toutes choses, et fort incapable d'aucune des mille faiblesses de la vanité. Si, au bois et dans l'action, {1 se montrait régal des plus savants et des plus intrépides, dans les réunions du soir, au château ou dans l'auberge, nul ne le surpassait dans la faculté si rare d'être, sans le moindre effort, agréable k tout le monde. Il contait avec verve, chantait bien, jouait la comédie en acteur consommé, et pouvait même, au besoin, entrer comme quatrième dans une sérieuse partie de wisth. C'était une de ces natures heureuses qui appren< nent facilement tout ce qu'elles ont envie de savoir, et devinent tout ce qu'elles n'ont pas le temps d'apprendre. Tel était le comte de Pracomtal, que le ciel avait doué en outre d'un des plus aimables caractères que j'aie jamais été dans le cas d'apprécier.

La manière dont nous avons fait connaissance, lui et moi, mérite d'être racontée. Nous quêtions k la billebaude, avec la meute du marquis de Mac-Mabon, dans la forêt de Malleroye située k peu de distance du château de Demigny, qui m'appartenait alors et où je donnais

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rhospitalîté au marquis, k son Trëre le comte Joseph et k notre futur dictateur Jules Perret. C'était par une chaude matinée de septembre, et les chiens avaient de la peine k trouver une voie de bon temps. Tout k coup l'un d'eux se mit k donner quelques coups de gueule assez chauds, et presqu*immédiatcment une quête très-habilement sonnée Tappuyi Comme nous étions tous, maîtres et piqueurs, réunis en ce moment, et que je n'attendais personne, nous nous demandâmes qui pouvait être cette trompe non autorisée k se mêler de nos affaires. Le marquis, toujours bouillant, poussa un temps de galop dans la direction d'où les sons partaient, et bientôt nous le vîmes revenir en compagnie d'un jeune cavalier fort bien tourné et parfaitement monté : c'était le comte de Pracomtal qui se rendait de Franche-Comté en Nivernais par une route de traverse. Le marquis nous le présenta, car ma femme était de la partie, et nous l'engageâmes k venir chez nous, oii il passa huit jours, k notre grande satisfaction. J'ai toujours mis cette rencontre au premier rang des plus heureux hasards de ma vie.

Le vicomte Théobald Walsh, historiographe in par tUms de Rallie'Baurgognej a très-bien peint le comte

de PracomUd dans ce ooaplet de la fanfare qu'il hd a coDsaci^.

« La jdyeose fanfltrt « De loin nout aiiBoiiM Rostaing; « Amit, qu'on se prépare

• A raccueillir le verre en main.

« Sautant fossés et trace, « Chassant de riDei « Il pique an fort; « Et toujours, quoi qu'on fasse,

• Ce bon vivant est à i!a mort.

Le viconate WalA a fait d'autres fanfares pour plu* sieurs meodires de la société. J'en citerai encore deux, en regrettant de n'en pouvoir pas reproduire ici la musique qui est charmante.

« A la montagne, au bois, en plaine, « Toujoun galoppant el sonnant, « iyE*'*«*'«' accourt h. perdre baHne : « Salut k ce fils du Morvan.

« U est chasseur,

« U est blagueur;

« n est dispos

« Quoiqu*un peu gros;

c II boit, rit, chante,

9 Esauoonp se vanlo « St ne cannait pas de repos.

« A la montagne, etc., etc., etc*

La seconde «a quelque cbosa de B»belai$ien; mais il ipie sembteque cela ne doit pi^ m'mipécher de la citer : aii^^coDtraire :

« Salttt k ce joli chasseur, « A Cbarles (TA***** Tainateor*.

« Gatment il enfourche sa hiqae»

« Et part plein d*ardeur an lancé ; « De se divertir il se pique,

« Mais le sanglier Ta lassé

« Au Ip^s avec la colique

« S'en revient le chasseur forcé.

Au mOieu des robustes et ardeats veneurs de Rallie- BmrgognCy M. Jules Perret, avec sa figure douce et fine, sa dénuirche prudente et sa voix mesurée qui ne s!él6vait presque jamais au-dessus du diapason ordiaaire, me représentait un de ces conseillers entre deux âges de i'ancii^ parlement de P^ris, qui, tout en ne négligeant aucun des devoirs austères de leur grave profession, ne dédaignaient point, dans ToccasioD, certaines jouissances mondaines. Soit k cause de cet ex** tériear d*un homme expert en toutes choses, soit parce qu'il exerçait une sorte de despotisme occulte sur la société, avant même que celle-ci Teùt reconnu pour son dictateur nous Tavious surnommé le magistrat. C'était lui qui jréglait tout ce qui avaitj rapport k nos

368 LIS tbiluCbs ai sàimt ntmn.

dépiacements, et il n'eût pas été facile de trouver un organisateur mieux infonné d'avance de tout ce qul^ fallait savoir pour ne pas faire une mauvaise campagne, ou un marécbal-des-logis plus fécond en ressources. Quand nous arrivions dans un lieu où il avait précédé de vingt-quatre heures seulement la bande joyeuse, nous étions sûrs que tous les lits moelleux, tous les vivres délicats et le reste étaient pour nous, eussionsnous pour rivaux dans la localité H. le préfet et son conseil de révision ; et on ne se figure pas k quel point notre ami s'était peu agité pour faire tant de besogne dans un laps de temps aussi court. Où d'autres se seraient heurtés et brisés contre des obstacles insurmontables, il ne rencontrait pas même de petites difficultés, car tout semblait venir k lui comme par enchantement; aussi était-il la cheville ouvrière, l'homme indispensable de nos réunions, dans lesquelles il apportait autant d*agrément par son charmant esprit que de bienêtre matériel par sa profonde science de la vie Avec un corps dont les formes étaient grêles, et une santé d'apparence assez délicate, pour qu'il fût permis de croire qu'elle avait besoin d'être souvent ménagée, notre ami suffisait k tout comme les plus vigoureux, qu'il a vus quelquefois sur les dents taivdis que lui ne

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paraissait pas plus fatigué que de coutume. Veillant tard et se levant dès le point du jour, il ne manquait k rien jamais, pourvu toutefois que cela lui fût agréable, car il n'était pas de ces gens indécis et faibles qui font violence k leurs habitudes les plus chères pour courir k un plaisir qui les ennuie d'avance. Il s'affranchissait volontiers aussi d'une grande exactitude dans le costume, comme s'il eût été une sorte de volontaire parmi nous, et cependant nul n'était plus exact k toutes les réunions de la société, ni plus fidèle k en remplir tous les devoirs ; seulement, au sein même de cette fidélité et de cette exactitude, il tenait k montrer une indépendance qui pût neutraliser la crainte qu'inspirait son penchant k gouverner, par celle bien autrement sérieuse de lui voir abdiquer un pouvoir qu'il exerçait si bien dans l'intérêt de tous. Sage et profonde politique, que le roi Léopold a imitée avec tant de bonheur après les événements de 4848. Un despote qui aurait assez d'esprit pour faire ses malles tous les matins sur la place publique, serait sûr de mourir sur le trône, vécût il un siècle : on le garderait justement parce qu'il voudrait s'en aller... Et voilk ce qui reste de notre antique amour de la royauté.

En 4840, le surlendemain de cette merveilleuse

379 ut TiaUte 1».* BAHR.

ebasse de Prodhun (pe j'ai raeontée en tète du deu* xième volume de mes Gentilshommes CbassewrSy le bruit se répandit tout kooup, que l'indispensable dictateur de RàlHô-Baur^ogne se disposait k pariir pour l'Italie. Grande rumeur aussitôt^ effroi plus grand en* oore! Que faire -pour coojorer ce malheur? Ou eut recours à l'infloeoce de TiUustre président, et le marquis de Mac^Mabon, qui ealburcbait aussi facilemeut Pégase (1) que la première rosse venue, écrivit au triple galop ces vers qu*il adressa k M. Perret^ lequel, après qu'il les eût reçus, n'achena pas ses malles^ si tant est qu'il les eût bien sérieusement commencées.

An nicUrtenr d« la Société Eallté-Boarrorse.

t CMorg^nUataor tu coBfMs la vîfitoiT^

« Et moi, moi toa bras droit, je fiole la gloire!

« Dis, es-tu satisfait? Ta me disais hier :

c .. Yoilà l'ennemi, frappe, à mon homme de fer !

« Et ee maiia, ami, le monstre» ettr<Â du pàire^

c À son cuiisot juteux ratissant k mon àtrel

« La foudre avait brisé son ifoire sanglant,

(1) Le marquis de Mac-Mahon a laissé sous ce titre — Une SaôU- Hubert dans un château de Bourgogne — on aharmani poème eyaé-

LIS TKAiJvr u sAmf ' ioium v Wf

c Et le scalpel flétrit ce mâle et dur Tiêri^an.

• Heureux si le plaisir d'une telle jeurnée

« Ébranlait du départ la pensée ajournée !

c Tu sais que ce canton, de Diane chéri,

c Plus que terra de France,' autant que terre au monde,

« De vingt gibiers divers iooessamment aboiade»

« Oui, tu le sais, très-cher, et rae laisses ici !I!

« Pourtant soixante chiens d*une divine race

« Hurlent dans mon chenil 1 Mes coursiers duMOrvan

c Font pàUr Albion, et vi£i comme le vent,

« Ainsi que leur avoine, ils dévorent Tespaee ;

■ Et tu me laisses seul!

C Mais, pour me laisser seul, dis quelles soat les causes ! « Crains-tu la bise, toi, du Nord, dur nourrisson? « Andral commande-t-il pour ton nerveux poumon « Le beau ciel de Palerme et ses brises de Roses? « Mds non, ami, ton ftme et ton corps sont de fer ! « R«>ste et brave avec imos et Témeute et Thiver*

Sully, le 26 novembre 1840*

J'ai d^k dit que notre cher dictateur ne s'en alla pas en Italie : peut-être, son départ D*était-il que ce qu'on appelle en termes de> théâtres — une famse&wtieé

Jules Perret était si bien passé maitre dans l'art de ménager sa monture, que c'était h qui M prêterait ses cbeyaux quand par hà$ard les siens avaient besoin de

372 us VEILLrfBS DB 8ÀIHT inBBBT.

se reposer. 11 suivait en trottinant les débuchers les plas rapides, prêtant roreille k la voix des chiens ou aux accords des trompes, découvrant des sentiers de traverse ou personne n'en soupçonnait , ne manquant guère de tenir sa place parmi les plus aventureux k l'heure suprême de rhallalî, et, en définitive, se montrant aussi supérieur dans l'action que dans le conseil. Et avec quel merveilleux instinct il savait se diriger au milieu des bois les plus difficiles! Aussi disions-nous de lui : qu'il n'était pas moins habile k deviner la configuration d'un pays où il n'était pas encore venu, que le caractère d*un homme qu'il voyait pour la première fois.

A r&ge oii Ton ne sait pas encore que les passions peu visibles au-dehors sont quelquefois les plus profondes, je me suis demandé souvent si notre ami Perret aimait sérieusement la chasse pour elle-même, ou s'il ne s*y Uvrait avec suite que parce qu'elle lui fournissait des occasions plus nombreuses de se rapprocher des hommes distingués pour lesquels il avaitde la sympathie, et dont la société était si bien faite pour lui. Aujourd'hui il ne me reste plus aucun doute k cet égard : le dictateur de Rallie-Bourgogne était un veneur sérieux et convaincu, qui aurait pris tout aassi voluptueusement

LB8 TBILLisS DB SAINt HDBBRT. 373

son sanglier ou son louvart k lui seul qu'entouré de la compagnie la plus brillante. Après cela qu'il ait toujours cherché k ajouter d'autres jouissances k son plaisir favori, c'est une preuve de plus de la délicatesse de ses goûts que je loue trop pour songer k la lui contester : c'est le signe le plus certain d'une nature supérieure que d'aspirer k la perfection en tout.

J'ai aussi entendu, dans le temps, quelques fâcheux accuser Jules Perret de ne voir dans nos associations de à mai Morvan et de Rallie-Bourgogne qu'un moyen de satisfaire son penchant pour le pouvoir absolu prudemment exercé. Eh bien I alors même que cela eût été, ce que je ne crois pas, je lui pardonnerais du meilleur de mon cœur, car jamais tyrannie ne fut plus douce, plus aimable et surtout plus intelligente que la sienne. Le pauvre marquis de Mac-Mahon me disait de lui un jour : — ce qui me plaît surtout dam ce diable de magistrat, c'est qu'il me violente pour me faire faire justement ce que je désire — observation profonde qui résume de la manière la plus heureuse tout le caractère du personnage qui l'avait inspirée. Le despotisme de notre dictateur consistait k prévoir les souhaits incertains de ses compagnons, pour en faire des volontés positives à leur usage et au sien propre,

874 ut iwsuéu PB «AIR wnmf.

le tout pour le j^ fraod af rément du plus grand noBibre; car Jules Perret, en digne partisan du régime coQstituttonnel qui a été élevé k l'école de V^aipire, avait un certain respect pour les majorités... aussitAt qu'elles s'étaient rangées k son avis.

Je terfioine ici cette première revud de mes souvenûrs cynégétiques ; mais, je le répète encore, je reviendrai plus tard sur ce sujet, pour peu qu'il offire quelqu'intérét k mes lecteurs habituels.

rm.

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