‹ Les veillées flamandesChapitre 12 sur 21 · LA ROSE · texte numérisé non relu

LA ROSE

Non^ non, sœur ; rien sur la terre n'est aussi beaa que loi ! Vois à tes pieds, le ruisseau retient ses flots murmurants pour réfléchir et caresser ton image. Oh ! puissé-je mourir sur ton sein ou dans les ondes joyeuses de ta chevelure? Aie pitié de ta pauvre sœur, détache-la de sa tige, et qu'elle ne se sépare jamais de toi !

LA JEUNE FILLE cueille la Jlcur et la place sur son sein.

Reste sur mon sein, chère fleur, et puissps-tu y briller

longtemps aussi fraîche et aussi charmante! Mais

quelle flamme inconnue embrase ma poitrine !.... Rose, tes épines me blessent! {Elle jette la fleur.) Ton affection n'est pas sincère. ( Le démon se cache dans le ruiS' seau.)

LE RUISSEAU, parlant par la voix du démon.

Oh ! charmante jeune fille, séduisante Rosa !

LA JEUNE FILLE

Qui a prononcé mon nom?

Page 1