LA ROSE
Non^ non, sœur ; rien sur la terre n'est aussi beaa que loi ! Vois à tes pieds, le ruisseau retient ses flots murmurants pour réfléchir et caresser ton image. Oh ! puissé-je mourir sur ton sein ou dans les ondes joyeuses de ta chevelure? Aie pitié de ta pauvre sœur, détache-la de sa tige, et qu'elle ne se sépare jamais de toi !
LA JEUNE FILLE cueille la Jlcur et la place sur son sein.
Reste sur mon sein, chère fleur, et puissps-tu y briller
longtemps aussi fraîche et aussi charmante! Mais
quelle flamme inconnue embrase ma poitrine !.... Rose, tes épines me blessent! {Elle jette la fleur.) Ton affection n'est pas sincère. ( Le démon se cache dans le ruiS' seau.)
LE RUISSEAU, parlant par la voix du démon.
Oh ! charmante jeune fille, séduisante Rosa !
LA JEUNE FILLE
Qui a prononcé mon nom?