‹ Les veillées flamandesChapitre 11 sur 21 · L'ANGE, LE DÉMON, LA JEUNE FILLE UNE ROSE; UN RUISSEAU · texte numérisé non relu

L'ANGE, LE DÉMON, LA JEUNE FILLE UNE ROSE; UN RUISSEAU

LA JEUNE FILLE, elle s'éveille en souriant. Oh! mon Dieu, qu'est-ce? Guérie! Quelle douce illu-' sion! Mais non, ce n'est pas une illusion... Mon cœur bat avec force; un sang chaud coule dans mes veines... — Où suis-je donc? Comme tout est beau ici! Comme Fair est parfumé ! Quel magnifique tapis de fleurs l Comme le chant des oiseaux est ravissant ! L'ange m'au-rait-il déjà conduite dans la céleste patrie ? ( Le démon se cache dans une rose,) Voilà une rose qui penche sa tige vers moi. Viens, chère fleur, viens, repose librement sur mes genoux ; je ne te cueillerai point... Quelles» vives et magiques couleurs !

LA ROSE, parlant par la voix du démon. Sœur, je viens me reposer sur tes genoux pour contempler ton visage enchanteur. Oh! combien tu es belle ! Aucune d'entre nous n'a des couleurs aussi pures que l'incarnat de tes joues. Oh! soulève encore tes^ longues paupières pour que je voie briller tes yeux» noirs. J'envie à ta bouche chérie ses lèvres de corail ;. si j'avais des feuilles comme tes lèvres, je me flétrirais demain sur le sein d'une reine... Oh! souris encore, sœur, ta bouche ressemble à un bouton de rose dans le cœur duquel étincellent les perles les plus riches. Ts beauté surpasse toute beauté : elle ravit comme le premier rayon du matin...

Si OEUVRES DE HENRI CONSCIENCE.

LA JEUNE FILLE

Tu te trompes sans doute, fleur bien-aimée; ta voix m'adresse le chant que les roses échangent entre elles.

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