‹ Les veillées flamandesChapitre 17 sur 21 · L'ANGE, LA JEUNE FILLE, LE FRÈRE · texte numérisé non relu

L'ANGE, LA JEUNE FILLE, LE FRÈRE

(Le jardin reprend son premier aspect ; le frère s'éveille et se lève. )

l'ange.

Rosa, ton heure est venue; repose ta tête sur mon bras.

LA JEUNE FILLE, s'éveilla^it et comme sortant d*un songe.

Frère ! frère !

LE FRÈRE

Que désh es-tu, Rosa?

LA JEUNE FILLE

Hâte-toi; prends sur mes joues un baiser d'adieu pour toi et un pour notre mère.

LE FRÈRE

0 Rosa! tu ne nous quitteras pourtant pas aujourd'hui, n'est-ce pas?

LA JEUNE FILLE

Vois, voilà Fange gardien; ma tête repose sur son bras : il m'enveloppe de ses ailes d'or... Écoute, les

chœurs célestes chantent mon arrivée... Ah! je pars pour la grande patrie.

LE FRERE

Tiens, chère sœur, voici deux baisers.

LA SŒUR

Adieu, frère; dis à ma mère qu'elle vienne bientôt; ne tarde pas non plus : je retrouverai notre père dans le ciel... Et quand vous serez venus tous deux, nous chanterons ensemble devant le trône du Seigneur. Adieu, l'ange déploie ses ailes; — je monte avec lui vers la route de lumière !

LE FRÈRE

Morte !

(LAMBERT HENSMANS)

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