JEAN LOZET, LES VEILLEUX
H< LOZET.— Allons ! ôtez vos capots, déshabillez-vous. Pas de gêne, mes enfants I jptts de gêne ! Mais, sapristi I les chevaux ! faut dételer les chevaux. Arrêtez, je vais avec vous autres. (Il met sa tuque et son gilet.)
LANGLOIS. — Nous irons bien seuls à l'écurie, M. Lozet.
BLANCHET. — Dites-nous seulement dans quelle parcs mettre nos chevaux. . LOZET.— Ont-ils chaud ?
PATON. — Oui, parce que l'on est venu vite.
RUZARD. — Je vous ai toujours bien enfilés de la belle façon avec ma grise.
JOSON VIDAL. — Si mon blond avait été mieux ferré.
LANGLOIS.— Tut ! tut ! ton blond se dérange.
BLANCHET.— Ah ! pour ça il n'est pas
franc comme la grise à François.
LOZET. — Tout cela ça ne vaut pas ma cendrée.
TOUS ENSEMBLE . — La cendrée au père Lozet, rien comme la cendrée ! ça c'est du butin !
LOZET. — Et ça marche, ça dévore le chemin. Si le pont peut prendre, et si le froid continue il y aura des battures demain. Si le pont peut prendre, on trottera. (Ils sortent.)
LOZET à Ruzard. — Tu n'a pas besoin de venir, François, j'aurai bien soin de ta grise. Reste pour divertir les filles.
RUZARD. — Vous êtes bien trop bon.