‹ Les vengeancesChapitre 24 sur 82 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

RUZARD.

RUZARD. (Se promenant dans l'appartement.)— Bientôt cette maison m'appartiendra ; bientôt la belle terre du père Lozet sera à moi : je serai riche, oui, riche ! Sont-ils jaloux de moi ces bons amis ! Ah ! le père Lozet est tombé dans le panneau ! J'ai l'ai mis dedans comme il faut... Il m'aime déjà comme si j'étais son fils. . Et puis Louise n'est pas laide : elle est même jolie. . Je ne suis pas bête, après tout, et je vais suivre les avis de la botme femme Simpière, la sorcière du bois des hurons — la fomme à Tonkourou. — Je vais me marier aux Rois en cas que quelqu'un ne me joue le tour. Il faut battre le fer pendant qu'il est chaud. (Il réfléchit un instant,) Mais c'est ce diable de Tonkourou qui m'embête. Je me suis livré à lui. Il m'a bien rendu service pourtant, et c'est grâce à lui si je suis en train de flouer le père Lozet. C'est lui qui presse le vieux de me donner sa fille. . et son bien ! Sa fille, cela m'importe peu. . il y en a tant de jolies filles. . mais une belle terre ... ah î c'est autre chose . . . seulement j'ai promis cent louis à Tonkourou si je réussissais à devenir maître de cette terre.. Mais je trouverai bien moyen de me débarrasser de lui . . (Lozet entre.)

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