LES MÊMES, LES JEUNES GENS
LANGLOIS. — Dieu ! qu'il fait froid ! On gèle ! on gèle !
JOS. FANFAN.— Les battures seront larges demain matin.
PATON.— Et c'est qu'il neige !...
LOZET, se levant— C'est la bordée de la Ste. Catherine.
RUZARD. — Je ne suis pas vieux c'est vrai ; mais je ne me souviens pas d'avoir vu un froid pareil à cette époque.
LOZET— N'importe ? laissons faire. Si la Sainte Catherine nous apporte du froid et de la neige, j'espère qu'elle nous apporte aussi du plaisir. Amusez-vous, mes enfants, amusez-vous !.. . 11 y en a qui ne doivent pas s'amuser ce soir. Ce sont ceux qui sont à bord de la goélette qui montait après-midi... C'est sûr qu'ils vont rester pris dans la glace...
RUZARD.— Je pense qu'ils ont pu atteindre les Grondines. (Tonkourou entre.)