‹ Les vengeancesChapitre 30 sur 82 · LES MÊMES · texte numérisé non relu

LES MÊMES

LOZET. — Ah ! c'est triste ! Pauvres gens ! Us vont périr !

RUZARD. — Ils ne périront pas : ou je périrai aussi moi.

TOUS.— Bravo!

RUZARD. — Tonkourou, je te suis : allons sauver ces malheureux. Allons-y au prix de notre vie.

LOZET. — Mais mon enfant, tu n'y penses pas. La glace n'est pas assez forte pour porter un homme. La batture ne fait que de prendre.

RUZARD.— N'importe ? Dieu nous aidera !

TONKOUROU.— Dieu nous aidera 1 LOZET. (Serrant la main à François

Ruzard.) — Brave garçon ! brave garçon,

c'est beau ce que tu fais là ! c'est beau !

Dieu te récompensera. Ma femme, vois-tu?

Vois-tu, Louise ? Ah ! je vous le disais

bien que c'était un garçon sans pareil ....

Louise, vite, donne la carafe et les verres.

Faut donner un coup à ces braves.

RUZARD. — Non ! non ! on n'a pas le

temps.

TONKOUROU.— On n'a pas le temps ' LOZET. — (Louise lui donne la carafe

et les verres.) Que c'est noble ce garçon-là !

qu'il mérite bien l'estime qu'on lui porte !

qu'en dites-vous, vous autres ?

TOUS.— Oui ! oui !

LOUISE. — (Rapprochant de François qui se dispose à sortir, et met son capot, sa ceinture.) Bonne chance, François, — (File lui tend la main.) que Dieu vous ramène sain et sauf !

RUZARD. — Merci, mon ange, merci !

(Il sort avec Tonkourou.)

LOZET. — Eh bien ! mes amis, on va prendre à leur santé, nous autres. Allons ! Louise, est-ce prêt ? Eh bien ! puis qu'il faut donner l'exemple ! (Il se verse un verre et passe la carafe aux autres.) (Lozet con-

iinue s'adressant aux jeunes files.) Il faut que les filles prennent un petit verre, aussi à la santé de ces braves.

LES FILLES. — Merci ! pour moi.. Je n'en prends jamais . .

LOZET.— A la santé de François et de Tonkourou !

TOUS. — A la santé de François et de Tonkourou.

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