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SCÈNE XV

LES MÊMES, MOINS RUZARD ET TONKOUROU.

Mad. LOZET. — Pauvres gens qui se noient peut-être !

MÉLONNE G-ERMAIN. — Ruzard est bien courageux.

LANGLOIS. — Tonkourou aussi, assurément

LOZET.— Mes vieux joueurs de quatresept retardent bien.

LANGLOIS. — J'ai vu le père Boi«vert ; il m'a dit qu'il allait venir.

LOZET. — Il est peut-être arrêté prendre le père France en passant.

LOUISE. — Quel jeu allons-nous faire ?

ANGÉLE BAPTISTON.— Jouons à madame demande sa toilette.

MÉLONNE GERMAIN.— Jouons à la paroisse !

JOS FANFAN.— Passons le clairon

Mad. LOZET {riant.) — Que je vous voie,

par exemple ! passer le clairon C'est

un jeu exprès pour se prendre les mains.

LOZET {allumant sa pipe) Monsieur 1© curé n'aime pas ça.

LANGLOIS. — On aime bien ça nous autres

PATON. — Jouons à la chaise honteuse.

LOUISE. — Oh ! non ! vous allez nous dire des choses

BLANCHET. — Tiens ! pas tant de cérémonie. {Il se lève et va vers Vun des joueurs.) Recule-toi de là, Paton.

PATON.— Pourquoi ça.

BLANCHET. — Parce que tu es près de

Louise et que je n'y suis pas {Paton

se lève et fait un tour dans l'appartement.)

PATON.^-Qui est-ce qui va faire le curé pour retirer les gages ?

LOZET toujours fumant. — C'est moi !

c'est moi 1 j'étais destiné à cela si je

n'avais pas eu le malheur de rencontrer cette {il montre sa femme) belle Lisette... {tous jettent un éclat de rire.) Eh mon Dieu ! combien de vocations perdues par la faute des Lisettes ! {tous rient encore.) Tiens ! si vous vouliez m'en croire, vous danseriez une danse ronde, c'est bien plus drôle que votre recule-toi de là.

TOUS. — C'est bon ! une danse ronde 1 {Ils se lèvent, se mettent en rond se tenant par la main.)

LANGLOIS. — Venez donc danser avec nous père Lozet.

LOZET. — Sapristi, je suis trop vieux !

TOUS. — Venez donc, venez donc ! Venez vous aussi, madame Lozet.

Mad. LOZET.— Ah ! ben ! si j'y vais par exemple

LOZET. — Tiens, Lizette, si tu veux venir, j'irai

Mad. LOZET.— Tais toi donc, Jean ; tu vois bien qu'on va faire rire de nous autres. {On entend du bruit à la porte.)

LOZET. — Tiens, voilà les vieux ! {aux

jeunes gens) dansez, dansez ! (les

jeunes gens se demandent tour à tour pour chanter, les vieux entrent, ils sont trois.)

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