‹ Les vengeancesChapitre 42 sur 82 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

léon, louise, entrant

LEON. — (ouvrant ses bras à Louise qui s'y jette.) O ma Louise, que je t'aime ! Tu le vois, j'ai obéi avec promptitude à ta prière! Oh! demande-moi plus souvent de venir ici te rencontrer puisque ton père ne veut pas que je te voie chez vous ! Ici, du moins, nous pouvons nous voir et nous parler sans témoins.

LOUISE.— Que dites-vous? C'est moi

qui obéis à vos instances Oh ! il m'en

a bien coûté de faire cette démarche imprudente et si vous n'étiez pas ponr

partir dans quelques jours je n'aurais

pas consenti

LEON. — Mais... alors quel est ce mystère ? qui vous a dit que je désirais vous rencontrer ici ?

LOUISE.— C'est le petit Paul Laperche.

LÉON.— Et c'est lui aussi qui m'a dit que vous désiriez me voir.

LOUISE.— Oh ! si j'avais su !.. .

LÉON, attirant Louise sur son cœur. — O Louise ! C'est un ami, bien sûr, qui nous protège ainsi. Profitons du moment, bientôt nous serons séparés (Il V entraine

au pied oVun arbre oit ils s'assoient.) O Louise, quand je serai loin, m'aimerez-vous encore ?

LOUISE.— Toujours !

LÉON.— Mais je ne reviendrai peut-être

plus je resterai sur le champ de ba-

taille... Il vaut mieux que je meure...

LOUISE. — Ne parlez pas ainsi... Cela

me fait mal (Le capitaine et Louise

se tiennent par la main.)

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