‹ Les vengeancesChapitre 48 sur 82 · SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV

TONKOUROU, riant aux éclats.— Ru !

ha ! ha ! ha ! on l'a mis dedans ! on l'a. mis dedans. On l'a mis dedans comme il fau1,hein? (il rit) encore un coup à sa santé. (Il boit et passe la bouteille à Ruzard)<

RUZARD. — Salut ! Capitaine Léon !

salut ! que le diable t'emporte ! ah ! je triomphe! oui.... je triomphe! Les Anglais sont arrivés ! 11 va être pincé ! oui. pincé

TONKOUROU. — Il va être pendu comme...

RUZARD. — Oui ! il va être pendu comme... (Ils rient.)

TONKOUROU— Il se croit bien caché, on va le dénicher...

RUZARD.— On va le dénicher. . .

TONKOUROU— On va aller chercher les constables...

RUZARD— Oui, allons, de suite... en canot...

TONKOUROU.— On va dire à la vieille d'avoir l'œil sur lui...

RUZARD. — Oui, la vieille . . On l'a mise à sa place, hein ?

TONKOUROU. — La vieille folle!

As- tu la fiole d'eau d'amour ?

RUZARD. — Oui {il prend la fiole) tiens ! la voici. C'est ça qui va rendre la Louise amoureuse... (il rit et laisse tomber la fiole qui se brise) Ah !.. .

TONKOUKOU.— Ah ! l'amour qui s'en va!... c'est mauvais signe. . .

RUZARD. — J'en aurai d'autre . . .

TONKOUROU. — D'autres amours f

RUZARD.— Non, d'autres herbes.

TONKOUROU. — Ces herbes-là sont rares...

RUZARD. — Bah ! je m'en ris ! quand le capitaine Léon sera au bout de la corde-, j'aurai bien la fille àLozet.

TONKOUROU.— Allons à la Vieilte; Eglise, avertir les constables . . . Ils vont bien nous payer ...

RUZARD. — Oui, on va avoir unë nonne

poignée d'argent et pas une cope pour

la bonne femme Simpière.

TONKOUROU.— Pas une- maudite cope !

Allons ! . . . (Ils partent toujours titubants.)

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