IM0X LANGLOIS, JOSON VIDAL
LANGLOIS. — Bonjour, Joson !
VIDAL. — Bonjour, Simon...
LANGLOIS. — Vas-tu aux noces ?
VIDAL. — Toi ?
LANGLOIS.— Oui.
VIDAL. — Moi aussi. . .
LANGLOIS. — On va avoir du fun... Une grosse noce !
VIDAL. — Il n'y aura pas moins de 25 voitures ... ah ! je suis disposé à danser. . .
LANGLOIS. — Moi aussi ! je me suis fait faire des bottes neuves exprès
VIDAL. — Mènes-tu Mélonne Germain ?
LANGLOIS. — Je penserais ! Je la mène et la ramène ! Toi, vas-tu avec la petite France Gagné?
VIDAL.— Belle demande ! .
LANGLOIS. — On va en faire une broche !..
VIDAL. — Ça peut compter.
LANGLOIS. — Je ne pensais pas que François Ruzard réussirait?
VIDAL. — Je ne crois pas que Louise l'aime beaucoup.
LANGLOIS. — C'est le père Lozet qui fait ce mariage-là. Te souviens-tu il y a
deux ans passés à la Ste. Catherine
le père l'avait appelé son gendre ?
VIDAL. — Eh ! oui ! je m'en rappelle... mais le jeune capitaine a manqué déranger les plans du bonhomme.
LANGLOIS. — On ne sait toujours pas ce qu'il est devenu ce capitaine...
VIDAL. — Non ! Et ce qu'il y a de plus drôle, c'est que Tonkourou est disparu dans le même temps que lui, et qu'il n'est pas revenu, lui non plus.
LANGLOIS.— Je les crois morts tous les deux.
VIDAL.— C'est probable. Le père Lozet .
n'en est pas fâché.
LANGLOIS. — Ruzard non plus... Tiens, voilà la mère Simpière qui vient. . . Allonsnous-en, parce qu'elle est capable de nous jeter des sorts...
VIDAL. — Es-tu si peureux que ça, toi...
LANGLOIS. —Elle a des rapports avec le diable, c'est certain A tantôt donc !
VIDAL. — A tantôt (Langlois rencontre la mère Simpière en sortant, la salue et dit trois fois : Je te redoute, c'est aujourd'hui lundi !)