‹ Les vengeancesChapitre 62 sur 82 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

LOZET, AUGER.

AUGER. — Vous mariez ma fille avec Ruzard ?

LOZET. — Oui, c'est le meilleur parti de la paroisse ...

AUGER. — Je ne l'aime pas, moi.

LOZET.— Pourquoi donc ?

AUGER. — Parce que j# ne le crois pas un honnête homme.

LOZET. — Vous ne le connaissez pas....

Vous êtes parti depuis deux ans ....

AUGER. — Hormis qu'il se serait bien amendé depuis que je l'ai vu

LOZET. — Ça toujours été un brave garçon .... Je l'ai connu tout petit enfant, moi — Je l'ai vu élever

AUGER. — Ce n'est pas mon opinion. ...

LOZET. — Vous pouvez vous tromper.

AUGER.— Vous aussi.

LOZET. — Il me semble que vous devriez

l'aimer un homme qui a risqué sa vie

pour sauver la vôtre

AUGER. — Il ne l'a peut-être pas risqué

autant que vous pensez, sa vie Et il

s'est peut-être fait payer mieux

LOZET.— Vous êtes drôle de parler ainsi ; vous êtes injuste ; si je n'avais pas été témoin de son abnégation... Vous pourriez peut-être mlen imposer. . .

AUGER. — Tonnerrè d'un nom ! moi, je vous dis que c'est un fripon ! . . .

LOZET. — C'est un garçon ménager. . . .

AUGER.— C'est un avare ! ....

LOZET. — Pas plus que vous ! . . .

AUGER. — Mille noms ! on verra, par exemple !

LOZET.— On verra (Des invités arrivent précédés d'un joueur de violon.)

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