SCÈNE XII
AUGER, arrivant en chantant, s'interrompt tout à coup. — Allons ! allons ! les amis, ça va-t-il ?
TOUS. — Auger! le père Auger!...
LOUISE, courant à son père. — Papa Auger! papa! ah! que je suis contente !... (Auger embrasse sa fille.)
RUZARD, à part — C'est le diable qui l'amène
AUGER, à Louise. — Deux ans, petite, deux ans que je ne t'ai pas vue !
LOUISE. — Ah ! que ça m'a paru long !...
AUGER. — Mais tu n'es pas trop changée !
LOZET. — Vous arrivez à propos, pour les noces
AUGER. — Faut toujours se donner la main un peu.*( JZ donne la main à chacun.)
LANGLOIS, à Vidal, à part.—Cest dommage que Tonkourou n'arrive pas à cette heure.
VIDAL à Langlois. — Oui, c'est dommage ! Et, le capitaine, donc /
LANGLOIS. — Ah / celui-là, par exemple, il n'a pas de temps à perdre, s'il ne veut pas arriver trop tard/
AUGER. — Pour les noces? dites-vous, les noces de qui?
LOZET. — Mais, sapristi ! les noces de notre fille, . . les noces de Louise.
AUGER. — Avec qui se marie-t-elle ? Ca
m'intéresse ! ça m'intéresse ! Voyons,
ma Louise, quel va être ton mari ?
LOUISE, montrant Ruzard. — Le voici, papa
AUGER.— Ah!...
RUZARD. — Oui, j'ai ce bonheur d'être aimé de Louise.
AUGER. — Le capitaine, qu'est-il devenu?
LOZET— Parti Parti depuis deux
, ans aussi. Peu de temps après vous
parti pour ne plus revenir, c'est lui qui l'a dit
AUGER.— J'espérais le retrouver ici. . .
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LOUISE (à Auger). — Vous allez entrer ? . . .
AUGER. — Oui, ma fille, dans l'instant.
Tu peux toujours entrer . . . ^méMm.
(Ii i Tu mm i.). . .
VIDAL. — T'en viens-tu, Simon ?
LANGLOIS. — Oui, allons ! A ce soir père Lozet, à ce soir, monsieur Auger !
LOZET. — A ce soir mes enfants . . . (Ils sortent, s- éloignent. Ruzard et Louise entrent dans la maison.)