SCÈNE VIII
PAUL, se détournant pour répondre à sa mère qui rappelle. — Arrêtez un peu! je veux voir partir les gens des noces !
LÉON. — Les gens des noces ! les gens des noces ! . . . Ah ! serait-ce les noces de
Louise ? (Il porte la main à son front)
Louise ! Louise ! tu m'as donc oublié ! . . . (il s'appuie à V arbre.)
PAUL, les mains dans ses poches. — Allons, les mariés, dépêchez-vous donc ! faut
que je m'en aille, maman m'appelle !
Vite Ruzard ! vite Louise ! je suis
pressé ... (Il siffle. )
LÉON. — Malheur ! malheur ! trop
tard ! j'arrive trop tard !.'... Ah ! Louise, Louise, ce n'est pas ce que tu m'avais promis ! . . . Ah ! si Tonkourou était ici ! Tonkourou empêcherait, lui, ce malheur de fondre sur moi ! j'aurais encore quelqu'espérance 11 dirait que je n'ai
jamais été méchant... que... ô folie ! Ah ! pourquoi suis-je revenu ! Pourquoi ne suis-
je pas mort à St. Eustache ! (7/ reste
anéanti adossé à V arbre.)
PAUL, apercevant Léon. — Est-il fou celui-là ? (Lozet et les invités reparaissent, Louiseporte un voile blanc.)