‹ Les vengeancesChapitre 72 sur 82 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

TONKOUROU. — Vous ne partez pas?

que faites-vous donc ? (apercevant Louise) Ah ! ah ! je devine ! je devine ! ça coûte de faire le dernier pas

Lk PiRS BÉLANGER.— Tu ne devine»

tre

pas c'est autre chose. .. Ah ! tu ne

devines pas !

LOZET. — Tonkourou ! je t'ai pardonné, mais va-t-en, je ne veux plus te voir ici . . .

TONKOUROU.— Ah !. . . frère

RUZARD, se ranimant. — Père Lozet, vous pouvez juger de la véracité de Ton-

kourou par le mensonge qu'il vient de

conter Tout ce qu'il vous dira ne sera

que des sornettes Il a juré de me perdre, c'est facile à voir pour protéger

son nouvel ami Léon

LOZET. — Je le comprends ! je le

comprends !

TONKOUROU. — Je ne comprends rien,

moi

LANGLOIS. — Le capitaine que vous disiez mort est revenu

TONKOUROU. — Hein ? que dis-tu ?

le capitaine n'est pas mort ? Il est

ici ! Ah ! Dieu soit béni ! Mais je

le croyais mort Il est resté sur le

champ de bataille

LANGLOIS. — C'est vrai, mais il est ici quand même.

TONKOUROU. — (à Lozet) Jean, bénis

le ciel ! Oui, bénis le ciel ! ah ! tu vas

être heureux ! Et moi, et moi, je mourrai

content! Où est-il Léon? où est-il ?

Il faut que je le ramène ici ! il faut que ce soit moi qui le ramène, entendez-vous ?

moi-même 1

LOZET. — Tu ferais mieux de ne pas le

conduire ici, je t'en avertis !

TONKOUROU.-- Jean, tu ne sais pas ce que tu dis ! tu ne sais pas ce que je sais,

moi ! j'ai été bien méchant Je t'ai fait

du mal, beaucoup de mal ! eh bien ! je vais te faire autant de bien que je t'ai fait

de mal

TOUS ! (s entreregardant, surpris) Que dit-il hein?

TONKOUROU.— Ah ! tu vas me remercier tantôt ! tu vas m« remercier à ge-

noux ! Où est le jeune capitaine? Où

est-il? Quel beau jour pour toi, Lozet! quel beau jour ! . . . .

LE PÈRE BÉLANGER. — Il est sorti avec Auger

TONKOUROU. — (partant) Je le trouverai ! Lozet : ah ! tu vas être heureux ! . . (Pendant cette scène Ruzard s'est assis près d'une table et s'est caché le front dans sa main.)

Mad. LOZET à Louise. — Viens, mon enfant, viens dans ta chambre tu seras mieux. (Elles sortent toutes deux, Louise appuyée sur l 'épaule de sa mère.)

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