LA VIEILLE DAME
Ce que je possédais... tout... La dot de mes deux petites-filles... Elles n'ont plus leur mère... et mes rentes pour vivre... Encore... Si je pouvais me remettre au travail... J'étais dentellière... Mes pauvres yeux n'y voient plus... Qu'est-ce que nous allons devenir toutes les trois?]
l'homme crédule, redescendant.
Non, vrai, j'ai trop de déveine. Ces choses-là n'arrivent qu'à moi. Tous les dix ans je mets une
petfl'te fortune de cûté Je fais un placement sûr pour la doubler et je la perds. [J'ai placé mes premières économies dans la €oulebra. Une affaire admirable! Elle fait faillite. J'achète '.eesuite du Crédit Général qui devait enrichir tous les actionnaires. Il tombe en liquidation. L'an dernier, j'ai pris de la « Nouvelle Afrique... »] Heureusement, j'ai entendu parler ces jours derniers d'une grosse afiaire rémunératrice et sans risques, cette fois !
LE COMMERÇANT, LE CAISSIER ET d'aUTRES
PERSONNES, vivement.
Ah! Laquelle? Dites?
LUOMME CRÉDULE
Les galères de Xerxès. Peu de frais, de gros bénéfices. Il s'agit de retrouver dans la baie de Salamine les galères du roi Xerxès qui furent coulées par les Athéniens. Elles contenaient des trésors fabuleux, des vases d'or et d'argent, des sacs de dariques, des pierres précieuses. D'ailleurs c'est un financier réputé qui lance cette afTaire : le baron d'Urth.
UN HOMME, qui était ù la fenêtre.
Ah ! Voyez doia.c Ih, dans cette automobile qui vient... le baron de Thau !