DES VOIX
Ce n'est pas lui. — C"est lui. — Il n'est donc pas mort?
l'homme
Oui... tenez... l'automobile s'arrête... Regardez son visage... il est radieux... On l'entoure... il parle... on l'applaudit... il annonce la hausse.
DES ACTIO'XAIRES
La hausse?... Non... Si... Je vous disque ce n'est pas lui... Allons voir... Oui... la hausse... Je n'ose pas y croire... J'en étais sûr.
Des actionnaires sorlenl. D'autres accourent^ On échange des nouvelles. Cependant, au dehors, des voix éclatent, puis ce nesl plus qu'un seul cri : la hausse ! la hausse/ la hausse/ Klobb, Cuauvelot, Yernières, Carrier, d'ângerville, accourent. Enfin, par la porte du fond, entourépar la foule, de Thau parait. Aussitôt, toutes les personnes cpii sont en scène font cercle autour de lui.
tous
On monte ? — Est-ce vrai ? Sauvez-nous ! — Parlez ! — Nous n'avons d'espoir qu'on vous !
veknlères, qui a écarté la foule.
Eh bien, quoi ? quoi ? quoi ?
La hausse. {Explosion de joie.) Des achats sont faits à Paris et à Bruxelles... à la clôture, nous aurons regagné cinq cents francs. {Celte fois, c'est du délire. On lui baise les mains.)
TOUS
Sauvés ! — Par lui ! — Le brave homme ! — Âh! monsieur! [Pendant qu un groupe entoure le baron, au fond de la scène, un autre groupe, où sont le commerçant, lecuré, lapaysanne, etc.. s'est formé à ravant-sccne.)
LE CÛ.MMERÇANT
Mon argent! Je rattrape mon argent 1
LE CURÉ
Comme ils vont être heureux, là-bas!
LE CAISSIER
Je suis sauvé !... Si vous saviez!,..
LA VIEILLE DAiiE, qui Continue à pleurer, mais de joie ^ Ah! mes filles. . Mon Dieu!... mes petites !...