‹ Les vêpres siciliennes opéra en cinq actesChapitre 31 sur 109 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

PROCIDA, HÉLÈNE, MAINFROID, DANIELLI et ton le. Garçon»

du village. Au tumulte ont succédé le silence et l'accablement. Daniel i et tous les Siciliens, rangés en cercle au milieu du théâtre, chantent à voix basse le chœur suivant, pendant que Procida, Hélène et Mainfroid, observent et étudient à gauche, en silence, les sentiments qui successivement les agitent.

DANIELI et le CHOEUR, à demi-voix et par mots entrecoupés.

Interdits — accablés — et de honte — et de rage, En silence — il nous faut — dévorer — cet outrage ! Et pourtant — je sens là, — dans le fond — de mon cœur, De l'Etna, — qui mugit, — bouillonner — la fureur !

HÉLÈNE, s'adressant aux Paysans et montrant Procida.

Lui seul avait pris ma défense!

Et seul, ils m'auront respecté!

DANIELI et LES AUTRES, à part.

C'est vrai!

HÉLÈNE, s adressant toujours aux Paysans.

Car ils honorent la vaillance !

Et flétrissent la lâcheté!

DANIELI et SES COMPAGNONS, à demi-voix.

C'est juste!

HÉLÈNE, à Danieli.

Et toi... l'âme d'effroi glacée...

Et le front couvert de rougeur...

HÉLÈNE

Tu vois ravir ta fiancée..;

Sans immoler son ravisseur:..

(Les regardant avec mépris.)

Ils hésitent... ils délibèrent...

* Quand leurs femmes sont dans les bras...

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