‹ Les vêpres siciliennes opéra en cinq actesChapitre 65 sur 109 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

PROCIDA, descendant par l'escalier du fond, RÉLÉNE. PROCIDA, «'approchant d'Hélène.

A ton dévouement généreux, Hélène, le pays doit sa reconnaissance !

HÉLÈNE

Pourquoi ?

PROCIDA, avec joie et à demi-voix.

Nos ennemis nous livrent sans défense* Les postes principaux abandonnés par eux!

Elégants et parés, dans leurs transports joyeux, Ils courent au plaisir, sans peur, sans défiance.

HÉLÈNE, avec inquiétude.

Quels sont donc vos desseins?

PHOC1DA.

Je t'en dois confidence!

(4 demi-voix.)

Dès que la fiancée aura prononcé : Oui !

Et lorsqu'au loin dcî l'hymen accompli Les cloches du palais sonneront la nouvelle, A rinstant, dans Palerme où la flamme étincelle, Le massacre commence!

HÉLÈNE, poussant up cri.

Et ce matin... ici...

A la face du ciel, la foi par nous jurée?

Plus que notre patrie est-elle donc sacrée?

Mon sang pour elle !

6k LES VÊPRES SICILIENNES.

Et ton honneur...

Aussi.

HÉLÈNE

Jamais!

Ah! dans ton cœur, où la haine s'apaise, L'amour seul d'un Français te rend déjà Française, Et ce fils d'un tyran, cet amant...

HÉLÈNE

Cet époux.

Tu le défendrais...

HÉLÈNE

Oui!

Contre moi?

HÉLÈNE

Contre tous !

(Apercevant Henri qui tort du palais à droite.)

Le voici!... je le vois!

(s'arrêtant immobile.)

Eh bien donc, qui t'arrête?

HÉLÈNE, vivemeut.

(a part atec horreur.)

Moi trahir tous les miens... non! non! et sous leurs coups Dois-je voir cependant expirer mon époux?

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