‹ Les vepres siciliennes, tragedie en cinq actes, précédée du Discours d'ouverture du second théatre françaisChapitre 30 sur 59 · ACTE II, SCÈNE Vf · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE Vf

PROCIDA

Non , tu ne démens pas les héros de ta race.

Viens, mon fils, viens, mon sang, que ton père t’embrasse; Espoir de mes vieux jours, viens recueillir des pleurs Que n’ont pu m’arracher dix-huit ans de malheurs:.. N’hésite plus... suis-moi... . .

Sans l’instruire.

10 RÉDAN.

Sans revoir la princesse, PROCIDA.

Suis-moi, te dis-je, le temps presse.

LORÉDAN

Loin des murs du palais, si l’effroi la conduit, Errante, sans secours, dans l’ombre de la nuit... Si quelque meurtrier...

PROCIDA

Nous veillerons sur elle;

Viens , les instans sont chers, et l’honneur nous appelle.

LORÉDAN

Eh bien! c’en est donc fait! le sort en est jeté, Partons... Adieu , séjour par le crime habité !

Et vous, de mes aïeux vénérables images.

J’en fais serment par vous, témoins de mes outrages: Du dernier des tyrans ces murs seront purgés,

Et nous n’v rentrerons que vainqueurs et vengés.

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