‹ Les vepres siciliennes, tragedie en cinq actes, précédée du Discours d'ouverture du second théatre françaisChapitre 34 sur 59 · ACTE III, SCÈN£ II. 4g · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈN£ II. 4g

i)ans ces yeux, que vos soins n’ont jamais attendris, Vous ne voyez encor que haine et que mépris?

Barbare, ta fierté, qu’un moment j’ai blessée. Défend bien tort esprit d’une telle pensée.

Tu te complais peut-être en ta funeste erreur,

Pour jouir de mon trouble, observer ma terreur.

Oui , Ces chagrins cuisans dont l’ardeur me consume Ce cœur chargé d’ennuis et gonflé d’amertume ,

Tant de pleurs répandus, mes remords, mes combats, T'ont prouvé malgré moi que je ne te hais pas;

Tu te fais une joie orgueilleuse et cruelle D’attâcher sur mon front une honte éternelle ,

Tu veux forcer ma bouche à se déshonorer Par l’aveu d’un atnour que tu feins d’ignorcr.

Va, ta gloire est entière, et ta faible victime Périra dans l’opprobre en détestant sou crime ,

Et sans se pardonner à ses derniers moment D’avoir trahi pour toi Le plus saint des sermens.

Mais tu cours au trépas, tn meurs si je balance; Mourons donc confondus dans la même vengeançe. L’éternité pour nous s’arme de tous ses feux :

Eli bien! que le ciel tonne et nous perde tQitë.dpux 1 Je t’aime, ingrat! tiens, lis....

( FIL- lui présente le billet. )

MOTfTTORT.

Ah ! que viens-je d’apprendre ?

( Lisant. )

Qtie vois«-je?

Vêpres Sicil. 3*. édit. 4

5o VÊPRES SICILIENNES,

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