‹ Les vepres siciliennes, tragedie en cinq actes, précédée du Discours d'ouverture du second théatre françaisChapitre 43 sur 59 · ACTE III, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE VII

l'ondi, dans le conseil appelé par Montfort,

A trouvé près du trône ou des fers ou la mort,

Il n’a point reparu.

PROCIDA

Sa mort sera vengée !

SALVIATI

Mais le fort nous échappe , et la garde est changée.

PROCIDA

Les aimes à la main il le faut emporter.

SALVIATI

La mer contre nos vœux semble se révolter.

Contre nous déclarés, les vents et les orages Défendent aux proscrits d’approcher des rivages.

PROCIDA

Il faut vaincre sans eux.

SALVIATI

Les chefs des conjurés, De l’ordre de Montfort troublés , désespérés, N’écoutant qu’à regret ma voix qui les arrête, Veulent par un aveu détourner la tempête.

PROCIDA

Tu n’as pas ranimé leur courage abattu?

SALVIATI

L’effroi dans tous lefc cœurs a glacé la vertu.

LORÉDAN

Eh bien , mon père ?

PROCIDA

Eli bien , j’approuve leur prudence.

Ensemble de Montfort implorons la clémence.

Cet ordre inattendu qui les mande à la cour Leur ouvre comme à toi l’accès de ce séjour.

Gaston seul est à craindre , et son retour funeste

Il n’iinporte , obéis ; je prends sur moi le reste.

Qu’ils viennent, dans une heure ici je les attends. Gardons une heure encor la foi de nos sermens. Est-ce trop exiger? oseront-ils se taire?

SALVI ATI.

Tout restera voilé du plus profond mystère.

PROCIDA

Tu le jures? Je puis me reposer sur toi?

SALVIATI

Comptez sur ma parole.

PROCIDA. ( à Lorédan. )

Adieu; vous, suivez-moi.

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