ACTE III, SCÈNE VII
l'ondi, dans le conseil appelé par Montfort,
A trouvé près du trône ou des fers ou la mort,
Il n’a point reparu.
PROCIDA
Sa mort sera vengée !
SALVIATI
Mais le fort nous échappe , et la garde est changée.
PROCIDA
Les aimes à la main il le faut emporter.
SALVIATI
La mer contre nos vœux semble se révolter.
Contre nous déclarés, les vents et les orages Défendent aux proscrits d’approcher des rivages.
PROCIDA
Il faut vaincre sans eux.
SALVIATI
Les chefs des conjurés, De l’ordre de Montfort troublés , désespérés, N’écoutant qu’à regret ma voix qui les arrête, Veulent par un aveu détourner la tempête.
PROCIDA
Tu n’as pas ranimé leur courage abattu?
SALVIATI
L’effroi dans tous lefc cœurs a glacé la vertu.
LORÉDAN
Eh bien , mon père ?
PROCIDA
Eli bien , j’approuve leur prudence.
Ensemble de Montfort implorons la clémence.
Cet ordre inattendu qui les mande à la cour Leur ouvre comme à toi l’accès de ce séjour.
Gaston seul est à craindre , et son retour funeste
Il n’iinporte , obéis ; je prends sur moi le reste.
Qu’ils viennent, dans une heure ici je les attends. Gardons une heure encor la foi de nos sermens. Est-ce trop exiger? oseront-ils se taire?
SALVI ATI.
Tout restera voilé du plus profond mystère.
PROCIDA
Tu le jures? Je puis me reposer sur toi?
SALVIATI
Comptez sur ma parole.
PROCIDA. ( à Lorédan. )
Adieu; vous, suivez-moi.