‹ Les vepres siciliennes, tragedie en cinq actes, précédée du Discours d'ouverture du second théatre françaisChapitre 50 sur 59 · ACTE IV, SCÈNE IV. 7 ô · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE IV. 7 ô

Semblent s’offrir aux côup6 que vous n’osez porter.

Un fort mieux défendu trompe votre espérance: Accusez le hasard et non leur prévoyance.

Ce soin reste sans but, si tout est ignoré;

Il est insuffisant, s’ils ont tout pénétré.

N’ont-ils que des soupçons? gardez qu’ils s’éclaircissent! Le choix nous reste encor; mourons ou qu’ils périssent! L’absence de Fondi m’a troublé comme vous ; Quelle était notre erreur? je le vois parmi nous.

Choisi pour présider aux plaisirs d’une fête,

II dirigeait ces jeux dont la pompe s’apprête.

La mer nous interdit tous secours étrangers : L’audace vaut le nombre et croît pûr les dangers.

Le retour des proscrits Couronnait l’entreprise s Qui la décidait? nous; l’instant nous favorise.

Déjà , par la prière aux autels rappelé ,

Le peuple dans le temple en foule est assemblé. Offrons un sacrifice affreux, mais nécessaire, Apparaissons soudain au pied du sanctuaire;

Courons le glaive nu, le bras ensanglanté,

En proférant ces mots: Vengeance et liberté!

Que cette multitude, au carnage animée,

Se lève devant nous et devienne une armée.

Soutenons la valeur de ces soldats nouveaux,

Par nos deux cents guerriers vieillis sous les drapeaux. Pour arrêter mes pa* quelques faibles cohortes Du palais a la hâte ont occupé les portes;

Prévenons leur défense, et le fer à la main, ,

Dans leurs rangs dispersés ouvrons-nous un chemin....

7 f\ VÊPRES SICILIENNES,

Écoutez... l’ainiin sonne, il m’appelle, il vous crie Que l’instant est venu de sauver la patrie.

Vous frémissez, amis, .d’un généreux transport;

Je le vois, ce signal est un arrêt de mort.

„ Venez, le coeur rempli d’une sainte assurance, Reconquérir vos droits et votre indépendance; Venez, allons venger nos femmes et nos sœurs: Que Païenne se plonge au sang des oppresseurs. Frappons, et de leur tête arrachons la couronne.

A ces profanateurs , que Dieu nous abandonne , Rendons guerre pour guerre et fureur pour fureur : Dieu les terrassera d’une invincible horreur...

Il promet à vos mains la victoire et l’empire... Venez, marchons, c’est lui , c’est Dieu qui nousins:>i<-

SALV1ATI.

Que Montfort sous nos coups succombe le premiet

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