TRAITEMENT DES OXYURES
Bien entendu, on surveille l’état de l'intestin, du rectum et de l'anus, afin d'éviter toute irritation et interrompre au besoin.
C'est un traitement de longue haleine, qui nécessite beaucoup de persévérance de la part des parents el qu'il peut être besoin de renouveler plusieurs fois dans le cours d’une année; encore Îles récidives sont-elles fréquentes.
La chose se comprend aisément si l’on songe que les Oxyures se logent très souvent dans l’appendice, où ils subissent difficilement l'influence des vermifuges; et nous avons montré que le thymol, vermicide, même administré à doses fortes pendant trois jours, ne parvenait pas à les tuer. Peut-être, à la longue, en renouvelant les prises du médicament, réussirait-on davantage.
Le {hymol est en effet le dernier venu parmiles nombreux anthelminthiques préconisés contre les Oxyures.
Parmi les remèdes internes antérieurement vantés, nous signalerons lanaphtaline (Minerbi, Ungar, Schmitz). Voici comment procède Schmitz : 1° purgatif : poudre de réglisse composée, chez les enfants très jeunes ; ensuite, huile de ricin ou calomel ; 2° l'intestin étant nettoyé, donner 08',15 de naphtaline chez les jeunes enfants, Os*,40 chez ceux de douze ou treize ans, en 8 paquets (4 par jour). Neprendre pendant le traitement nihuileni graisses. Recommencer au bout de huit jours. Repos quinze jours; deux jours de naphtaline. Repos huit jours; puis quatrième cure de naphtaline. Ce remède est bien accepté et bien supporté; on peutau besoin additionner de sucre en poudre. Si la naphtaline provoque un peu de constipation, donner un laxatif. Dans les cas rebelles, adjoindre des lavages du gros intestin avec une solution d’acétate d’alumine (une cuillerée à bouche du sel par litre d’eau).
Quelle que soit la méthode employée, il importe d'empêcher l'auto-infestation; on fera tenir les mains bien propres, couper les ongles ras, et enduire les doigts d'une substance amère, par exemple d'une infusion de quassia. Enfin on considérera l'oxyurose comme une maladie contagieuse, et on ne laissera pas coucher un enfant sain avec un enfant parasité.
S il existe des lésions locales au niveau de l'anus et de la vulve, on lavera ces régions avec une solution chaude, boriquée ou légèrement sublimée.
Contre le prurit, l'application d'’onguent gris sera le meilleur topique, tout en empêchant la migration.
TRAITEMENT DES TRICHOCÉPHALES.
Ici, l'accord semble fait sur la valeur réelle de la médication thymolée. Les avis ne diffèrent que sur les détails de l'application. Mais il s'agit encore d'un traitement de longue haleine, qui exige beaucoup de patience. Du moins n'apporte-t-il aucune gêne à la vie journalière, ce qui est appréciable.
Parmi les autres remèdes préconisés contre les Trichocéphales, le plus efficace est la benzine en lavement (Becker) : V à VI gouttes de benzine pour 1 litre d'eau, pas davantage, sous peine de provoquer des douleurs. Même avec V gouttes, Stcherbak en a vu se produire.
TRAITEMENT DES ANKYLOSTOMES.
L'extrait éthéré de fougère mâle et le thymol sont les deux anthelminthiques les plus employés.
La prophylaxie comporte un ensemble de mesures qu'on trouvera exposées dans les ouvrages spéciaux.