I. — Ascarides
4. LeBox (1863). — Jeune enfant à symptômes de méningite tuberculeuse. Un mois de traitement sans succès. Administration alors de calomel sans confiance; quelques jours après, guérison.
2. In. — Appelé près d’un enfant qui « mourait des vers », il le trouve froid, les membres contractés, les dents serrées. Cinq minutes après, expulsion par la bouche d’un peloton d'Asc. gros comme le poing.
3.1p. — F.13,habitantla même rue que l'enfant précédent. Est prise, à quelques jours d'intervalle, d'accidents du même genre. Cinq heures après, ingestion de calomel, expulsion de 33 Asc.; guérison.
. In. — En huit ans, l’auteur a rencontré à Besançon 335 méningites rs 28 lui ont paru tenir à la présence des vers; toutes, sauf une, ont guéri. Dans les 6 autres cas, 3 malades ont rendu des Asc. sans améliobe et tous 6 sont morts,
. Boucaur (in Grancher, Comby, Marfan, 4re éd.). — F. 3. En 1868, elle présenta pendant huit jours des vomissements, de l’anorexie, de la somnolence, des garde-robes rares, un pouls un peu inégal et relier tout à coup ble vomit plusieurs Ibis et se rétablit promptement,.
6. VoceL (1872). — Enfant réduit à la dernière extrémité et atteint, depuis quelques jours, des convulsions les plus graves, offrant tous jé symptômes d’une méningite aiguë arrivée à la dernière période; mort, À l’autopsie, cerveau et membranes parfaitement intacts ainsi que les autres viscères; mais, dans le canal intestinal, plus de 100 Asc. réunis en pelotons qui remplissaient par endroits tout le calibre de l’intestin et avaient fortement rougi la muqueuse.
T. FipeuiN (1873). — G. 12. Céphalalgie soudaine, intense, arrachant des cris. Puis délire, prostration extrême; pupille très contractée; vision semblant abolie; pouls fréquent, dur, résistant. Révulsifs paraissent exacerber le mal. Calomel : 4 Asc. Vermifuges. Guérison après expulsion de 29 Asc.
8. In. — G. 11. Convulsions, grincements de dents. Plus tard, apparence de méningite. Le lendemain, pas de connaissance; face sans contractions et sans expression; yeux fermés; mouvements continus des membres supérieurs. Cris plaintifs. Pas de raideur des membres. Semen-contra. 2 Asc., nombreux Ox. Guérison complète le quatrième jour du traitement.
9. Duropré (1878). — G. 4. Habituellement bien portant. Céphalée et douleurs abdominales depuis une semaine. Anorexie. Vomissements bilieux et alimentaires. Légère constipation. Agitation nocturne. Quelques mouvements convulsifs. Abdomen ballonné. Huile de ricin. Une douzaine d’Asc. Vermifuges. Le lendemain soir, convulsions cloniques, suivies de raideur tétanique; strabisme, mydriase, perte du réflexe lumineux : anesthésie totale. Dix accès en une heure. Administration immédiate de calomel, santonine, extrait éthéré de fougère mâle par toutes les voies. Le matin suivant, amélioration; persistance du strabisme, fièvre vive. Expulsion en présence du médecin de 25 Asc. et d’un fragment de Ténia. Donc accidents vermineux graves. « J'ineline à penser qu'il y avait aussi un élément de pseudo-méningite, vu l'augmentation rapide du pouls, lequel, dès les premiers jours, avait atteint un chiffre élevé ». Néanmoins, aggravation. Coma. Purgalif; un Asc. par la bouche. Reprise des convulsions. Crise tétanique : contracture permanente des membres, opisthotonos, trismus. Mort le huitième jour. L'auteur attribue la mort aux Asc.
10. Duvaz (1880). — G. 15. Céphalalgie intense qui loblige à quitter son travail. Les jours suivants, signes de méningite. Vomissements d’Asc. Amélioration et guérison.
11. Sainr-GucrimeLt (1887). — G. 9. Brusquement, frissons, vomissements, raideur de la nuque, strabisme, cri hydrencéphalique. Coma. 100 Asc. Guérison.
12. Trorrzxr (1888). — I. 4, Prise subitement de fièvre intense, pendant vingt-quatre heures. Puis convulsions localisées des extrémités, strabisme, opisthotonos, coma. Trois jours après, rend 3 Asc. vivants. Les symptômes cérébraux cessent presque aussitôt. La fièvre persiste deux jours. Pas d'œufs d’Asc. dans les selles. Antérieurement, santé excellente.
43. E. Perrer (1897). — F. 10. Après quelques jours d’inappétence, de constipation, de sommeil agité, est prise d’un ensemble de symptômes faisant penser au développement d’une méningite tuberculeuse, T. 40°; rétrécissement des pupilles, raideur de la nuque, cris inconscients, incontinence d’urine. Même état pendant deux jours. Le troisième jour, dans une selle consécutive à l'administration d'huile de ricin, quelques Asc. Nouvelle dose d'huile de ricin et de santonine. Le soir, 37°; disparition définitive des symptômes méningitiques.
14. Triper (1898). — # ans. Accidents méningitiques graves (céphalalgie, vomissements, convulsions, rétraction du ventre avec fièvre modérée) faisant craindre méningite tuberculeuse. L'auteur, pensant aux Asc., donne des anthelminthiques. Expulsion de 29 Asc. Cessation des accidents après deux ou trois jours.
15. Deprerris (1898). — F. 13. Morte avec tous les symptômes de la méningite tuberculeuse : à l’autopsie, un seul Asc. dans l’appendice, mais pas de lésions de méningite tuberculeuse.
16. Mériez (1900). — 10 ans. Ascendants tuberculeux. Écoulement jaunâtre par l'oreille droite, douleur du conduit auditif; un peu de courbature fébrile. Cinq jours après (10 janvier), agitation, anxiété, nuque raide, céphalée à droite, vomissements fréquents, fièvre modérée. L'auteur croit à une méningite otitique. L'état s'aggrave les jours suivants. Le 18,. un Ase. dans les selles. Santonine-calomel. Le 19, mieux; un seul Asc. ; pas d'œufs. Le 25, en convalescence. Guérison le 29. En voyant la maladie dépasser cinq ou six jours, Mériel avait pensé aux vers et fait surveiller les selles.
16 bis. [n.— F,9, Malaises, vomissements, constipation, depuis deux ou trois jours (20 février). Le 22, somnolence, demande le silence et l’obscurité; T. 38,2. Le 24, 39°. Cou raide, céphalée. Le 28, délire, strabisme convulsif, demi-sommeil en chien de fusil. Rougeurs subites de la face et raie méningitique. Mériel pense à méningite tuberculeuse, mais ordonne santonine et calomel. Le 2 mars, # Asc. Les symptômes disparaissent peu à peu. Guérison le 18 mars.
1T. PreranTont (1903). — G. 3. Phénomènes de méningite avec gastroentérite, après exposition au soleil. Diagnostic douteux. Traitement d'épreuve par la santonine. Expulsion d’Asc. Guérison.
18. Taies (1906). — G. 21 mois. Depuis quelques jours, a fondu ; troubles digestifs. Sommeil agité; grincements de dents. Un matin,
brusquement, convulsions. T. 38°, Vomissements alimentaires mêlés de bile et de glaires. Ne parait pas avoir sa connaissance. On diagnostique embarras gastrique ou début de maladie fébrile. Les convulsions se renouvellent, deviennent subintrantes. Le lendemain, état semi-comateux, entre les convulsions. Le surlendemain, aspect méningitique complet : raideur totale, contractures généralisées, coma. Pupilles dilatées. Strabisme divergent ou convergent. Hyperesthésie généralisée, surtout à l’abdomen et à la face interne des cuisses, Raie méningitique. Kernig très net. T.380,4. Les convulsions ont cessé. Grincements de dents, soupirs, cri hydrencéphalique, alternatives de pâleur et de rougeur de la face. On porte en toute assurance le diagnostic de méningite tuberculeuse. Calomel, huile de ricin. Le quatrième jour, changement à vue après expulsion, la veille au soir, de 4 Asc. dans une selle diarrhéique. Nuit bonne. Plus trace de contractures, de raideur, de phénomènes oculaires. Les jours suivants, calomel, santonine. 39 Asc. Convalescence sans incident.
Un an plus tard, {élanie typique. Vermifuge, une dizaine d’Asc. Guérison.
19. AnmaxD-DeriLre (1907). — G.9. Depuis deuxans, convulsions plusieurs fois par mois; elles ont cessé il y a huit ou dix mois. Dix jours avant l’entrée à l'hôpital, maux detête, vomissements, douleurs abdominales et diarrhée. Depuis, somnolent et abattu. Couché en chien de fusil, fuit la lumière, gémit quand on l’examine. Contracture généralisée. Kernig très marqué. Raideur de la nuque. Raie méningitique. Ponction lombaire : pas d’hypertension. L'enfant ayant au début expulsé 4 Asc. dans ses vomissements, on administre santonine-calomel. Le lendemain, 3 Asc. L’attitude et le Kernig persistent. Prostration moindre ; état général meilleur. Ponction lombaire : pas de culot. Nouveau traitement, suivi de succès. Le huitième jour après l'entrée, tous les signes de méningisme ont disparu. Il paraît y avoir ici relation de cause à effet entre Asc. et signes méningés, chez un enfant prédisposé par ses convulsions antérieures et par une grippe concomitante.
20. Manara (1908). — Enfant. Méningisme conditionné par pneumonie lobaire et helminthiase associées.
24. Decéon (1909). — F. 4 1/2. Méningisme et péritonisme simultanés
avec début brusque ; état général grave pendant quelques jours ; récidive et parfaite guérison. Forte ascension thermique le premier et le dixième jour, rapidement suivie de l’expulsion de parasites, puis de la rétrocession des symptômes. La persistance de la raideur de la nuque indique quelle profonde imprégnation toxique ont subie les cellules nerveuses. Kernig constamment absent. En seize jours, 8 Asc. ont été éliminés, dont 1 par la bouche.
22. E. Périer (1). — « Cet été (1910), pendant que la méningite cérébrospinale battait son plein, un jeune sujet a succombé, rue de Longchamp, et à deux pas j'avais dans la même famille deux enfants présentant une
(1) In litt., 21 nov. 1910.
forme atténuée de la maladie. Un de mes remplaçants a fait le diagnostic que j'ai confirmé. Plus tard, nouvelle atteinte, et l'expulsion de plusieurs Asc. dénoue la situation. »
23. H. Escusacn (inédite). — Le 40 juillet 1908, l'auteur est appelé en consultation par le D' Boitel, médecin de l’armée, auprès du petit garcon d'un officier qui présentait les signes d’une méningite. C’est un enfant de # ans, atteint de maladie de Little et d’une intelligence très peu développée. Depuis une dizaine de jours, il vomit tout ce qu'il prend, y compris le lait ; est devenu squelettique ; a la peau flasque, ridée ; pousse des gémissements jour et nuit. Ventre contracturé, en bateau. Pas de fièvre. Pouls irrégulier, avec intermittences. Raideur de la nuque, Kernig assez peu marqué. Ptosis et strabisme unilatéral. Le diagnostic de méningite tuberculeuse paraît évident. L'enfant est défaillant ; il reçoit 50 centimètres cubes de sérum. {4 juillet : même état; 50 centimètres cubes de sérum. 42 juillet : ponction lombaire : liquide eau de roche, absolument normal au point de vue microscopique. Dans la soirée, l’enfant expulse un Asc. /3 juillet : amélioration notable. Le ptosis et le strabisme ont disparu. Santonine. {4 juillet: deux autres Asc. ont été expulsés. L'enfant est tout à fait bien ; il ne vomit plus, ne se plaint plus, est assis sur son lit et cause. 16 juillet: l'enfant revu est complètement guéri.