‹ Les vers intestinaux dans la pathologie infantileChapitre 80 sur 108 · In. — F. 5. Guérison après rejet de 28 Asc · texte numérisé non relu

In. — F. 5. Guérison après rejet de 28 Asc

4° Troubles digestifs.

Ascarides et Oxyures.

211. Boxer (Dav.). — Dysenterie mortelle causée par des vers, en 1608, chez l'enfant de du Périer.

249. Hazma-GranD (1856). — 6 ans. Entérite vermineuse (?), signes de

bronchite et douleurs abdominales. Les signes deviennent plus alarmants pendant une nuit. Le lendemain matin, facies de cholérique. Vomissements verdâtres fréquents : 3 Asc. Abdomen météorisé. Quelques jours plus tard, hémorragie intestinale. Mort. Dans l'intestin, 6 Asc. et un peloton formé par 18 autres.

213. Boucuur. — Diarrhée vermineuse. — F.2. À depuis dix jours une diarrhée intense qui ne parait pas avoir été influencée par un traitement antidiarrhéique antérieurement prescrit. À rendu quelques lombrics par la bouche et par le rectum. Nombreux œufs dans les selles. 10 centigrammes de santonine, six selles, 170 lombrics. On continue la santonine. Au total 203 vers. La diarrhée, considérablement diminuée, persiste néanmoins plusieurs jours encore el cède provisoirement à quelques grains de sous-nitrate de bismuth. Elle reprend en effet peu après pour diminuer beaucoup au bout de quinze jours seulement. Mort de broncho-pneumonie morbilleuse.

244. Mari, d'Alef (1909). — G.8. Tableau du choléra asiatique le plus violent : diarrhée profuseriziforme, vomissements incoercibles, muqueux ; yeux caves et cernés, nez efilé ; refroidissement des extrémités, soif inextinguible, urines rares, douleurs épigastriques. Le début a été brusque, sans prodromes. Médication anticholérique inactive. Vermifuge : expulsion de plusieurs paquets d'Asc. Guérison le surlendemain. L'enfant était géophage.

245. Hewocu. — G. 12. Douleurs dans le côlon. Délire. Expulsion de 3 Asc. Guérison.

216. In. — G. 6. Douleurs dans l’hypocondre droit ; accès fréquents ; 2 Asc. Guérison.

217. Varior (1896). — F. 7. Rougeole. Intolérance gastrique absolue. insomnie avec grincements de dents. Prostration, expulsion de 9 Asc.

218. Werzz et Mourrquanp (1909). — 13 mois. Géophage. Crises abdominales. Coliques douloureuses, surtout nocturnes. Réveils brusques; cris ininterrompus pendant des heures, avec de courtes périodes d’accalmie. Puis selles diarrhéiques, vomissements. Abdomen un peu ballonné et sensible à la pression. Sang normal ; pas d’éosinophilie ; expulsion de nombreux Asc., dont un paquet gros comme une mandarine. Guérison.

219. AruLLani (1904). — Sigmoidite. — G. 9. Vers le début de mai, douleurs abdominales, vomissements fréquents et diarrhée jaunètre,

mêlée de mucus. Sialorrhée, anorexie. Répétition des mêmes phénomènes à intervalles variables. Quelques Asc. dans les vomissements. Innombrables petits vers blancs dans les fèces. Douleurs abdominales très violentes, localisées surlout dans la fosse iliaque gauche. Anthelminthiques et purgatifs pendant un mois. La persistance des phénomènes fait penser à une occlusion. Amaigrissement, ventre ballonné, tympanique. Douleur sur le côlon descendant, Tuméfaclion parallèle à l’arcade crurale gauche. Apyrexie. Dans les selles, quelques œufs d'Asc. et de plus nombreux œufs d'Ox. Rien à l'examen du rectum. Peu à peu amélioration; la tumeur, reconnue pour êtrel'S iliaque, diminue. Cure d'acide thymique, puis d'acide benzoïque à hautes doses. Diminution des œufs d'Ox. L'enfant sort bien amélioré de l'hôpital.

ENTÉRITE TRICHOCÉPHALIENNE.

220, Sasnazès et CaBaxnes (1897). — 6 ans. Pendant plusieurs années, troubles intestinaux vagues, suivis d'expulsion d’Asc. et qui furent pris tout d’abord pour une dysenterie chronique (coliques violentes avec épreintes, besoins impérieux et répétés, diurnes et nocturnes, diarrhée glaireuse et muqueuse avec hémorragies). Cet état se perpétuant entraîna l’anémie. Examen des fèces : débâcles d'œufs de Tr. et d’Asc.; pas de Vibrions, d'Amibes ni d'Anguillules. Nombreux cristaux de Charcot- Robin, Traitement anthelminthique : en deux jours, 12 Asc. et des Tr. Cessation brusque des accidents de pseudo-dysenterie.

221, F. Cima. — Catarrhe intestinal dysentérique, avec un certain degré d'anémie due exclusivement à la trichocéphalose. — G., 30 mois, reçu pour catarrhe intestinal et atrophie. Pâleur. G. R.: 4008 000 ; hémoglobine : 70 (Fleischl). Dans les matières diarrhéiques, mucosilés ; 18 œufs de Tr. par champ. Quelques rares œufs d’Asc. Échec de tous les traitements, calomel et santonine, extrait de fougère, entéroclysmes boriqués et tanniques.

222, MoossnuGcer (1895). — Entérile chronique et anémie dues au Tr. — F. 3. Depuis six mois, teint pâle; 20 à 25 selles par jour, bilieuses, contenant souvent un peu de sang. Bon état général conservé longtemps. Finalement, faiblesse considérable, rendant la marche impossible. Grande quantité d'œufs de Tr. dans les selles. Vins toniques donnent peu d’amélioration. |

293. In. — Entérile el anémie dues au Tr. — G. 1 1/2. Anémie intense. Diarrhée abondante; 24 selles par jour, liquides ou muqueuses ou biliaires, souvent sanglantes. Douleurs abdominales fréquentes. Pas de sensibilité à la pression de l’abdomen. Énorme quantité d'œufs de Tr. dans les selles. Traitement anthelminthique sans action.

224. In. — Entérite chronique et anémie mortelles consécutives à la trichocéphalose. — G. 3. Très pâle. Selles profuses, une ou plusieurs

par heure, souvent sanglantes. Douleurs abdominales. Pas de vomis-

sements. Céphalée notable. Beaucoup d'œufs de Tr. dans les selles. Succombe quatre mois plus tard au croup. — Aulopsie : muqueuse du côlon pâle; petits points injectés. Cicatrice rougeâtre dont les deux plus. grands côtés ont 1°#,5 et le troisième À centimètre. Dans le côlon descendant, au milieu d’un point injecté, perte de substance grande comme une lentille, bords taillés à pic jusqu'à la musculeuse. A peu de distance, érosion de la muqueuse, à fond très rouge, d’une étendue de 3 centimètres. 889 Tr. (442 ©, #47 ©), diversement répartis et fichés dans la muqueuse.

225. J. Rasearz (1906). — Fièvre typhoide éclatant au cours d’une entérite: trichocéphalienne. — K. 12. Depuis deux mois, douleurs tantôt dans le ventre, tantôt dans les jambes. Appétit irrégulier. Quelques vomissements ; un peu de diarrhée jaunâtre. Entre pour fièvre typhoïde, confirmée par le séro-diagnostic. OEufs de Tr. dans les selles.

226. Scaminr (cité par Hausmann).— Enfant. Constipation, faiblesse générale,vomissements sanglants.Céphalalgie. Douleur épigastrique.Anémie.

237, In. — Enfant. Constipation alternant avec diarrhée sanglante. Douleurs abdominales, Convulsions dans les doigts. Amaigrissement. Anémie. Manifestations dysentériques prolongées.

SanpLer (1905). — Voy. Anémie, 277.

228. Crma (1894). — 3 ans. À toujours eu des évacuations irrégulières, semi-liquides et riches en mucus. Dépérit. Très pâle et très maigre; ventre météorisé, foie et rate normaux; micropolyadénopathie. Bronchite simple. Sang normal. Indicanurie. Chaque jour 2 ou 3 selles jaune verdâtre, pultacées, muqueuses, alcalines; quelques poussées. fébriles. Entéroclysme avec une solution borico-tannique. Expulsion d’un Asc. mâle, puis, deux jours après, d’un Tr. Des Tr. sont expulsés à plusieurs reprises, 9, 8, 10. L'enfant meurt cachectique. À l’autopsie,. ganglions médiastinaux et mésentériques tuberculeux. Le gros intestin héberge 450 Tr. (223 0', 227 ©) dans des amas de mucosités. La muqueusedu côlon a la teinte ardoisée du catarrhe chronique. Au microscope, nombreux œufs de Tr. Cristaux de Charcot-Robin.

5° Fièvre.

fr FièVRE VERMINEUSE. — ASCARIDIOSE A FORME TYPHOÏDE. 229. CrommeLiNcx (Dav.). — 8 ans. Fièvre intermittente ; expulsion de: plus de 60 lombrics. Guérison. 230. Cruvertnier (Dav.). — A pris pour une fièvre intermittente des-

accidents périodiques dus aux Ox.

231, LavraL (1896). — F. 7 ans 2 mois, habitant un village où sévit une épidémie de typhoïde. Jamais de vers, Diagnostie : typhoïde. Dès le troisième jour, expulsion de vers vivants. Santonine. Puis aphasie. brusque. Ne cesse qu'après plusieurs traitements.

232, Taucuon (1896-1897). — 4 ans, 2 mois. Symptômes de typhoïde ; au début, oscillations fébriles ascendantes, céphalalgie, nausées, inappétence, insomnie, épistaxis ; plus tard, fièvre à 39v, ballonnement du ventre, gargouillement iléo-cæcal, diarrhée, état comateux. Pas de taches rosées. Un soir, rejette un Asc. Santonine. Plusieurs Asc. Guérison en dix jours.

233. Desronces-MérieL (1898). — G. 13, habitant un village où régnait une soi-disant épidémie de fièvre typhoïde. Misère physiologique. Symptômes typhoïdes guéris en huit jours, après expulsion d’Ase., ce qui exclut l’idée de coïncidence.

234. Weizz (1900). — F. 10, soignée pour fièvre typhoïde pendant quinze jours. Séro-réaction négative. Lombricose intestinale. Nouvel examen : à part fièvre entre 39,5 et 40°, aucun symptôme de typhoïde. Après huit jours de traitement à la santonine et expulsion d’une cinquantaine de lombrics, la fièvre tomba.

235. Rama Rau (1900). — F. 13, brahmine. État typhoïde. Constipation. Purgatifs. Chute de la fièvre en quelques jours. Reprise six jours plus tard, pendant quatre jours. Six heures après l'expulsion d'un lombric, tout cède.

236. Werrenporr (1903). — F. 12. Malaises, anémie, frisson; soif vive, plus de 40°. Pendant trois jours, les signes persistent. Puis délire; ventre peu distendu. On hésite entre typhoïde et méningite. Trois doses de 6 centigrammes de calomel : expulsion d’une masse de vers ronds grosse comme le poing. Guérison.

237. In. — F. 8. Frisson, 40°. Calomel, santonine, deux fois. 2 Asc. La fièvre baisse. Guérison au bout de cinq jours, après expulsion de 9 autres Asc.

238. In. — F, 5. Fièvre pendant plusieurs jours. Retour à la normale après expulsion de 24 Asc.

239, Licorro (1904), — F. 3 1/2. Symptômes de typhoïde, mais tuméfaction de la rate assez limitée et pas de taches rosées.

240. In. — F. 9. Cas plus discutable. Diagnostic difficile, tant par le mode de début de la fièvre que par le vomissement et l’état du pharynx. Deux accès convulsifs assez légers contribuèrent à obscurcir le tableau. On aurait pu penser à une typhoïde. La critère thérapeutique montra la part de l’ascaridiose.

241. Waerz (in Guglielmi, 1905). — F. 14. Symptômes typhoïdes. Matité splénique. Pas de taches rosées ; pas de diarrhée. Ascarides. Séroréaction de Widal négative. Santonine suivie d'effet. Amélioration, puis guérison au bout de trois semaines.

242, PLanrier (1909). — F. 4. Syndrome de fièvre muqueuse : anorexie, vomissements, constipation, état saburral, T. 40°. Douleurs abdominales et coliques, caractère grognon. Calomel. Expulsion d'un Asc. : tout s'améliore comme par enchantement. Guérison définitive.

243. Bouxoremskr (1892). — Au cours d'une épidémie de typhoïde

observée en 1888, certains enfants eurent une complication singulière : brusquement, la nuit, ils étaient réveillés par des coliques avec nausées, vomissements et vertiges; sueurs froides, cyanose, pouls petit. Au bout d'une demi-heure, tout rentrait dans l'ordre. Ce syndrome fut noté 12 fois sur 50 typhiques. Ultérieurement, l’auteur observa la même crise pendant la convalescence d’une diphtérie, Depuis, il croit utile d’administrer de la santonine au début de toute maladie aiguë, chez les enfants.

TÉNIASIS À FORME TYPHOÏDE,

244. SzixLassy (1869). — G. 1 an. Fièvre; ballonnement de l'abdomen; hypertrophie de la rate; sensibilité hypogastrique avec borborygmes. Diagnostic : fièvre typhoïde. Huile de ricin. Tænia. Guérison (l'hypertrophie de la rate tenait à une fièvre tierce).

Fièvre ryPnoïne.

Observations statistiques personnelles.

245. — F7 ans. Selles grasses. Une vingtaine d'œufs de Tr. par préparation. Trois dans un champ. Réaction de Meyer : 1° mars 1910, anneau rose chair très pâle, non persistant; 14 mars, très légère teinte chair fugace.

246. — FF, 12 ans. 17 mars 1910 : œufs de Tr. (3, 1, 1). R. M. négative. 14 mars : œufs de Tr. (1, 2). R. M. : anneau rose immédiat.

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