‹ Les vers intestinaux dans la pathologie infantileChapitre 86 sur 108 · In, — 7 ans. Cas semblable · texte numérisé non relu

In, — 7 ans. Cas semblable

369. Bourqui (1909). — 8 à 9 ans. Symptômes de péritonite tuberculeuse ; la laparotomie révéla la présence de vers ; lavements ; expulsion de centaines de vers. Guérison.

Voy. Occlusion intestinale, obs.de MosLer, Reno, Mivaxe, PELCZYNsKI,

Der Laco, Bourreau et TiiLave, et obs. 419.

APPENDICITE. — PsEuDO-APPENDICITE.

Ascarides dans l'appendice.

370. Weisse (1842). — G. 12. Convulsions toniques. Un Asc. dans l'appendice.

Deprenris (1898). — Voy. Pseudo-méningile.

371. Poucez (1904). — 13 ans. Mort de variole, 28 Asc. dans l'intestin;

2 s'étaient introduits dans l’appendice, qu'ils avaient fortement dilaté, sans aucune trace d'inflammation appendiculaire ou périappendiculaire.

Ascarides et perforation de l'appendice.

372. Guersanr (in Becquerel, 1841). — G.3. Perforation de l'appendice: ouverture arrondie qui étrangle complètement 2 Asc.; l'un sort de deux tiers, l’autre d'un tiers ; ils sont tellement comprimés qu'aucune goutte de liquide ne pourrait sortir de l'intestin. Pas trace d'inflammation. 3 Ase. dans le grand épiploon. 5 ou 6 dans le cæcum, qui communique librement avec l’appendice; la perforation de celui-ci n'est pas due à une ulcération, mais elle peut être due à une usure.

373. BEcquerEL (1841). — G. 11. Mort de péritonite par perforation. Dans le liquide, # Asc. Une perforation à l'extrémité de l'appendice circulaire, faite comme par usure et non par ulcération; cinq autres sur le côlon.

374, Vox Duesex (1855). — 3 ans 9 mois. Trachéo-bronchite chronique. Autopsie : processus vermiforme rongé dans tout son pourtour par un ulcère et offrant une longue ouverture. On trouve dans l'abdomen, au milieu d'une exsudation séro-purulente, 47 Asc.

375. Brux (1900). — G.12. Crise aiguë d'appendicite. Opération. Appendice perforé ; après son ablation, on trouva dans un foyer de la dimension d’une noix, tapissé d'une fausse membrane verdâtre, un cadavre d’Asc. Il paraît évident que ce parasite s'était échappé de l’appendice.

376. SCHWANKHAUS (1901). — G. 13. Appendicite avec périlonite généralisée et occlusion intestinale. Mort au bout de vingt-quatre heures. A la pointe de l’appendice, perforalion vis-à-vis de laquelle, entre la masse intestinale et le péritoine on voyait un gros Asc. femelle. Aucun autre orifice sur l'intestin. L'appendice renfermait un entérolithe gros comme un haricot, dont la présence ne plaide guère en faveur d’une perforation directe des tuniques de l'appendice par l'Asc.

317. Cannapay (1909). — G. 12. Appendicite perforative. Dans l'orifice du processus vermiforme est fixé un Asc. mort. L'auteur croit qu'il à perforé l’appendice.

Appendiciles et pseudo-appendicites à Ascarides.

378. JapeLor (1808) (in A. Kelly, 1903). — G. 13. Mort de maladie traitée comme fièvre adynamique. Nombreux vers lombricoïdes dans l'intestin ; 4 dans la cavité de l’appendice.

319. Mme ArBoré-RazLzy (1900). — G.10. Deux chirurgiens diagnostiquent appendicite avec péritonite généralisée et refusent d'intervenir à cause de la gravité de la situation. Accalmie de quelquesheures. À minuit, nouvelle agitation, lipothymie ; vomissements et douleurs reprennent. À #h., dans des vomissements porracés striés de sang, À Asc. vivant. Amélioration notable. Un lavement salé fait disparaître les derniers troubles. 3 jours après, calomel-santonine. Un Asc. Depuis, santé parfaite.

380. Favox (1904). — G. 14, chez lequel on diagnostique appendicite avec abcès péritonéal. Opération refusée par la famille. Le soir, au milieu de vomissements, l’enfant rend 2 Asc. vivants. Dès lors, la fièvre tombe ; douleurs moins vives. Le lendemain, nouveau vomissement. Encore { lombric. Le ventre redevient souple ; les douleurs disparaissent. Sort quelques jours après, non rétabli, mais très amélioré.

381. Mercunixorr (1901). — 12 ans. Symptômes d'appendicite calmés en vingt-quatre heures par l’opium. Selles : œufs de Tr. et d'Asc. ; après amendement des accidents aigus, santonine : 3 Asc. Depuis trois ans, aucun nouvel accident,

382. SanrizLanA (1903). — F. 11. Symptômes d'appendicite aiguë grave après quatre jours de constipation. Le sixième jour, les douleurs reparaissent en dépit du traitement, puis diminuent après vomissement d’un Asc. Le septième jour, santonine-calomel: 3 Asc.; amélioration immédiate. Le huitième jour, les phénomènes aigus reparaissent. Amélioration le lendemain, puis guérison complète.

383. Porte (1903). — Vomissements ; diarrhée ; douleurs dans le ventre, subitement, la nuit. Puis syndrome péritonéal grave, avec hypothermie. Le soir, selle : 2 Asc. Guérison.

384. GaLui- Vazer10 (1903). — F. La sœur de l'enfant qui fait l'objet de son travail présentait de graves symptômes d’appendicite ; traitée par un anthelminthique, elle évacua un grand nombre d’Asc., fut immédiatement soulagée, et tous les symptômes d'empâtement de la fosse iliaque droite disparurent comme par enchantement. Guérison.

385. Benrnozer (1904). — G. 15, mousse. Signes d'embarras gastrique, puis diagnostic de granulie. Nombreux vomissements et selles diarrhéiques avec Asc. Empâtement de la fosse iliaque gauche; cyanose, coma, mort. Appendice rigide contenanten partie un Asc.; pas de perforation. 5 autres Asc. dans le cæcum.

386. Lévèque (in Ragaine, 1905). — G. 8 1/2. Crise d’appendicite. Vers la fin de la crise, l'enfant expulse un Asc. Quatre mois après, deuxième crise, opérée à froid.

387. CasTELLANI (4906). — F, 14. Appendice congestionné, dur, contenant un Asc. mort, à demi entré dans sa cavité, et si serré qu’on ne parvenait pas à le retirer. Entre lui et la paroi, liquide purulent contenant du “Bacolr.

388. BarkLey (1908). — Rapporte des faits analogues à celui de Mme Arboré-Rally.

389. Fauquer (1909). — K. 7, Chinoise. Signes d’embarras gastrique ; Asc. vomis. Santonine-calomel : quelques vers. Le quatrième jour, symptomatologie complète d’appendiciteaiguë; cela dure deux jours,puis s’améliore légèrement. Le traitement anthelminthique, inlerrompu pendant la crise aiguë, est repris : expulsion de nouveaux Asc. ; guérison.

390. Gauner (1909). — Signes d’appendicite. Purgatif: 30 Asc. expulsés ; disparition de tous les symptômes.

391. Bacinsky (1909). — G. Symptômes d’appendicite fébrile. 800 Asc. en pelotons. Guérison après expulsion des vers.

Appendicites à Trichocéphales.

392. Guinarp (1901). — F. 10. Appendicite sans aucune crise antérieure. 1 Tr. dans l’appendice. Muqueuse tacketée d’un piqueté hémorragique.

393. Girarp (1901). —- F. 8. Op. d'urgence pour péritonite. App. apparemment sain, contenant vers son extrémité libre deux Tr. « La coupe comprend deux exemplaires de Trichocephalus hominis (un mâle et une femelle), coupés dans la zone postérieure ou génitale du corps, plus une coupe de l'extrémité antérieure ou œsophagienne de l’un d'eux. Cette dernière est même très instructive, en ce sens qu'elle tranche la question encore discutée de savoir si les Trichocéphales introduisent ou non leur extrémité antérieure dans la muqueuse. On voit ici que l'extrémité antérieure est à l'intérieur même de la muqueuse » (Note du Pr. A. Railliet). À cet endroit, zone très enflammée où, au milieu des leucocytes, se trouve toute une flore bactérienne (Streptocoques, Bacilles ramifiés prenant le Gram, Cocco-Bacilles ne le prenant pas).

394. Gourrix (in Bertholet, 1904). — 10 ans. Appendicite grave avec phlegmon périappendiculaire. Appendice et cæcum gangrenés. Fistule pyo-stercorale; consécutivement, hernie du cæeum, où l’on trouve en assez grande abondance le Tr. dispar.

395. SiLHoL (1905). — G. 12. Appendicectomie à froid. 2 Tr. vivants et fixés sur la muqueuse de l’appendice dont la paroi épaissie, les lésions de folliculite, attestaient l’inflammation antécédente.

396. Riou (1908). — G. 10 1/2 (obs. XVI). Appendicite chronique. Appendice long. Parois épaisses. Muqueuse congestionnée et enflammée ; un point de folliculite hémorragique à la base. Près de la pointe, un Tr.

397. In. — F, 15. (obs. XXVI). App. 12 centimètres, replié sur lui, renflé à la pointe. 3 rétrécissements. Tissu blanc, scléreux, crie sous le couteau. À la base, quelques points de folliculite. Au milieu, 4 Tr.

398. In. — F. 13. (obs. XLVI). Appendicite chronique d'emblée. App. petits rétrécissement annulaire à 1 centimètre de la pointe. Pointe sclérosée. Le reste de la muqueuse présente un piqueté hortensia. L'organe contient des Tr.

399. Prixcereau (1911). — F. 13. Appendicite chronique datant de trois ans. Appendicectomie à froid. L'organe contient un Tr. vivant doué de mouvements actifs très intenses. Rien d'autre dans le contenu de l’appendice, constitué par de petites scybales.

Appendiciles à Oxyures.

400. Srize (1899). — G. 9. Rhumatismeavec pleurésie et péricardite. Quatre semaines avant la mort, douleurs dans la fosse iliaque droite. A l’autopsie, appendice gros, épaississement des parois. Dans la partie distale, 111 Ox., la plupart jeunes. Donc, la douleur dans la fosse iliaque droite peut résulter d’un catarrhe de l’appendice dû aux Ox.

401. In. — G. 6. Douleurs abdominales depuis plusieurs mois et vomissements depuis quatre jours. Quelques douleurs dans la fosse iliaque droite ; abdomen lâche. T, 100, 2 Fahr. Douleurs disparaissent. Pendant quelques mois, Ox., vomissements fréquents, terreurs nocturnes. Le tout diminuant quand diminuent les Ox. Cela dure deux ans, en dépit du traitement.

402. In. — La douleur de la fosse iliaque droite, simulant l’appendicite, a paru exister encore dans d’autres cas. L'auteur en rapporte 3 où l’appendice était épaissi et où l’on pouvait prévoir la présence des vers à cause de cet épaississement.

403. JurLien (1901). — G. 12. Après vaccination, accuse subitement au point de Mac Burney une douleur que la pression exagère ; cela dure dix, minutes et disparaît ; ce fait se renouvelle deux ou trois fois par jour. Un mois après, expulsion de nombreux Ox. Traitement. Guérison.

404. Hussar» (1903). — F, 9. Abcès péri-appendiculaire. 2 Ox. dans l’appendice.

405. Gazui-VaLerIo (1903). — G. 5 1/2. Péritonite appendiculaire. Opération. Mort. Appendice perforé à 1 centimètre de la pointe. Rempli de matières molles, contenant un certain nombre d'Ox. mâles. Femelles rares. OEufs de Tr. Examen histologique : vaisseaux gorgés de sang, sans grande inflammation à la périphérie. En différents points, dans l’épaisseur de la muqueuse, cavités entourées d'une zone infiltrée, et paraissant avoir été produites par des Ox., ce que confirme la présence, dans la muqueuse, de l'extrémité postérieure d’un Ox. mâle.

406. Erpmaxn (1903). — 5 17/2. Brusquement, fièvre, pouls 140. Grand nombre d'Ox. dans l’appendice.

407. Hazz (1904). — F. 9. Vomissements. Douleurs abdominales, surtout périombilicales. Pouls 124 ; T. normale. Laparotomie. Appendice rouge, épaissi, gangrené et perforé. 2 Ox. et Sfaphylococcus pyogenes.

408. Morx (in Bertholet, 1904). — G. 10. Brusquement, colique appendiculaire. Traitement. Guérison rapide. Pendant un an, prend du bismuth et, de temps à autre, une dose de calomel pour se débarrasser d'OX. tenaces. Depuis un an, a cessé tout traitement et n'a jamais rien ressenti du côté de l’appendice.

409. Hipprus et Lewinson' (1907). — K, 6. 80 Ox. dans l'appendice. Lésions profondes des parois (destruction mécanique de la muqueuse et de la sous-muqueuse, atrophie de la muqueuse et de la musculeuse). Néanmoins, il ne s'ensuivit aucune inflammation ; l'appendice avait réagi vis-à-vis des Ox. comme à l'égard d'un corps étranger stérile,

410. WeINBerG (1907). — G. 11, soigné par le Dr Thévenard. Appendicite aiguë. Appendice 8 centimètres, congestionné. Un peu de mueus ; à em de son extrémité libre, un Ox. femelle embrochant la muqueuse ; il est fixé très solidement. En outre, un œuf de Tr, dans Île mucus. Examen histologique : le ver pénètre profondément dans le chorion et même dans la couche superficielle de la sous-muqueuse. Autour de lui, chorion et sous-muqueuse sont fortement enflammés ; polynucléaires ; nombreux microbes, prenant le Gram, probablement des anaérobies. Muqueuse partout uleérée à ce niveau: on ne trouve que quelques glandes conservées au point de pénétration de FOx. De ce foyer inflammatoire périparasitaire partent des {rainées de lÿmphangite qui gagnent la sous-muqueuse et même la sous-séreuse. Le maximum des lésions siège au niveau de l'Ox.

411. Brumpr et Lecène (1909). — G. 11. Opéré 19 sept. 1908. Appendice gonflé, turgescent, Nombreuses taches hémorragiques et folliculite aiguë. Cordon noirâtre de sang emprisonnant une cinquantaine d'Ox. mâles et femelles. Certains d'entre eux sont fixés sur la muqueuse au niveau des plaques hémorragiques. Aucun débris fécal, Examen histologique : folliculite hémorragique. Sous-muqueuse selérosée, En certains points correspondant aux ecchymoses, on trouve la muqueuse détruite et des trainées remplies de sang pénétrant dans l'épaisseur de l'organe. Ailleurs, coupe transversale d'un Ox. mâle. Autour, le Gram et la thionine n'ont pas permis de Céceler de microbes. Leucocyles éosinophiles plus abondants que normalement. En outre, eavilé entourée de cellules à noyaux aplatis, précédemment occupée par un OX.

412. Mexernier (1909). — Appendicite avec parasites intracavitaires, — F.15. Opérée après troisième crise d'appendieite. Lésions anciennes, Rétrécissement du Liers inférieur, Sclérose de la sous-muqueuse étendue à la muqueuse dont les glandes avaient disparu, Dans la partie supérieure peu modifiée macroscopiquement, nombreux Ox. — Ææxamen histologique. Sur la coupe, section transversale de 7 vers contenus dans la cavité de l'appendice. Tissus parfaitement inlacts à ce niveau: revètement épithélial partout continu, mais apparence hyperplasique des lissus, parüculièrement des glandes et des follieules lymphatiques ; nombre anormal de cellules en voie de karyokinèse, Il y a là plus que le processus

physiologique de cet âge, il y a une réaction proliférative et hyperplasique, sans apparences inflammatoires proprement dites, due selon toute vraisemblance aux produits d'excrétion irritants des Ox.

413. Romaxovirem (1911). — F. 13 1/2. Opérée par M. Walther. Appendice 12 centimètres, régulièrement tuméfié et congestionné. Liquide sanguinolent. Une douzaine d'Ox. dont quelques-uns fixés sur la paroi. Muqueuse congestionnée, présente des lésions hémorragiques au niveau même de la fixation des parasites. À la coupe, ces lésions envahissent en certains points toute l'épaisseur de la muqueuse, — Examen baclériologique : 4° frottis du contenu : Staphylocoque perfringens, Entérocoque, B. bifidus. Bacilles ne prenant pas le Gram et bâtonnets très fins le prenant ; 2° ensemencement : cultures de B. bifidus, colonies de perfringens, de B. coli, d'Entérocoque et d'un Bacille ne prenant pas le Gram, encore indéterminé. — Examen histologique : sur les coupes passant au niveau de la fixation des Ox., lésions considérables. Muqueuse ulcérée ; l’infiltration inflammatoire trouvée autour du parasite envahit les couches profondes pour arriver jusque dans la région souspéritonéale. On y reconnaît la plupart des microbes précédents, y compris le B. bifidus ; celui-ci existe aussi dans le tissu conjonctif sous-péritonéal. Quelques unités de perfringens dans l’intérieur des capillaires sanguins. A noter que le B. bifidus n'avait encore été trouvé que dans l'appendice sain (Zuber et Veillon) ; de plus, ce microbe ne parait pas avoir neutralisé ici l’action nocive des autres microbes introduits en même temps que lui.

90 Migrations.

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