CHAPITRE PREMIER. — VIDANGES ÔQ
valve hydraulique,. est-elle bien hygiénique ? ou du moins est-elle aussi hygiénique que le prétendent les réclames des constructeurs ? C’est là une question d’hygiène pratique que nous devons chercher à résoudre. Dans ce but, il nous faut examiner avec quelques détails les modèles d’appareils auxquels nos architectes ont donné jusqu’ici, la préférence. Ces types, au nombre de deux principaux, sont ceux qu’on rencontre actuellement, le plus communément, dans les maisons aisées, réputées assainies, de nos villes françaises.
Le premier, le plus répandu bien certainement, est le type Rogier-Mothes, ou système à valve hydraulique libre.
C’est une cuvette en fonte émaillée, en faïence ou en porcelaine dont l’extrémité inférieure, rétrécie, est montée sur un obturateur dont la valve libre plane, excavée ou légèrement creuse ne doit se mouvoir que sous la charge d’une certaine quantité d’eau et assurer, après chaque présentation, une garde d'eau destinée à prévenir le reflux des gaz de la colonne de chute, du canal particulier ou de l’égout. C’est en principe une fermeture hydraulique, mais cette fermeture est illusoire, car si le Rogier-Mothes fonctionne pendant quelque temps plus ou moins convenablement, à l’usage on reconnaît bien vite ses défauts. D’abord, comme dans
le système demi-anglais, le collier de caoutchouc se déplace ou se plisse sous les chocs de la valve, ou il se pourrit et disparaît et avec lui aussi disparaît la garde d’eau. Ce n’est plus qu’un système de valve hy-
Fig. 6. — Appareil Frelupt et Grenouiller.
draulique sans fermeture hermétique ; c’est le système demi-anglais avec toutes ses imperfections et ce défaut capital en plus, de dépenser beaucoup d’eau sans effet