CHAPITRE PREMIER. — VIDANGES
C’est sans doute pour remédier à cette dépense d’eau que les constructeurs ont inventé un autre type de valve hydraulique, le deuxième, dont il nous reste à parler.
Ce second type de valve hydraulique, c’est la valve hydraulique à tirage, c’est-à-dire que le visiteur en manœuvrant une manivelle, un bouton ou un tirage quelconque fait jaillir une certaine quantité d’eau qui entraîne les matières dans le tuyau de chute, nettoie la cuvette et assure forcément comme garde d’eau la quantité de liquide emprisonné entre la valve tombée au repos et l’orifice d’arrivée d’eau dans la cuvette. C’est là, pour ne citer que les principaux, le système Havard à crémaillère avec effet d’eau, l’appareil Frelupt et Grenouiller, etc, etc.
Voilà une valve hydraulique assurément plus économique que la valve hydraulique du premier type mais qui n’est certainement pas plus hygiénique.
Il va de soi que quelque soit le type des appareils à valve hydraulique ils sont tous supérieurs au meilleur des appareils à valve sans effet d’eau, mais là n’est point la question. C’est la question d’assainissement de la maison, d’hygiène prophylactique, qui domine toutes les considérations et à ce point de vue tous les appareils à valve hydraulique sont susceptibles de certains reproches. Le premier et le capital, que nous signa-
lions déjà précédemment, c’est de dépenser beaucoup d’eau, sans effet utile.
Il faut nous expliquer sur ce mot : sans effet utile.
L’eau ne doit pas seulement entraîner les matières dans le tuyau de chute et laver la cuvette ; elle doit nettoyer le tuyau de chute, le balayer. Or ce but est rarement atteint avec l’installation habituelle du système à valve hydraulique. C’est qu’en effet, dans le cas le plus général, la valve hydraulique n’est alimentée que par un petit réservoir d’eau placé dans le cabinet, rempli au seau ou par une pompe élévatoire. En manœuvrant un robinet ou un tirage, l’eau jaillit circulairement à la partie supérieure de la cuvette et vient se buter à sa partie inférieure contre la valve qui, dans ses mouvements alternatifs de montée et de descente lui enlève déjà une partie de sa force, que les frottements contre la surface de la cuvette diminuent également. De plus, dans ses mouvements d’élévation, la valve projette cette eau contre une portion seulement de la face interne du tuyau de chute d’où elle s’écoule par bavures , de sorte qu’au lieu de tomber rapidement, circulairement et avec force, le mouvement giratoire primitif de l’eau va en diminuant du plan supérieur de la cuvette à son plan inférieur, qu’elle quitte pour suivre, pendant un certain temps du moins, une portion seulement de la face in-