‹ Les vidanges et les eaux ménagèresChapitre 29 sur 99 · CHAPITRE PREMIER. — VIDANGES IOI · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER. — VIDANGES IOI

ces cas de fièvre typhoïde que l’on voit se succéder à la suite les uns des autres dans des maisons d’apparence confortable, dont chaque médecin possède plusieurs exemples dans sa clientèle et dont nous pourrions citer bon nombre de cas, pour notre part, dans la ville où nous exerçons (i). Il est trois points qu’ils mettent en

(i) Au moment où nous terminions ces recherches, M. le docteur Devalz, médecin consultant à Eaux-Bonnes et à Pau, communiquait à la Société médicale des hôpitaux de Paris, dans sa séance du 22 juillet 1887 un « fait relatif à l’étiologie de la fièvre typhoïde » qui se rapproche en quelque sorte des observations précédentes et que nous croyons devoir résumer en quelques mots : Fin juillet 1886, dit le D r Devalz, une dame arrivée à Eaux- Bonnes tombe malade d’une fièvre typhoïde. Elle habite un premier étage, à proximité d’une chambre étroite et mal aérée où sont installées les quatre filles de l’hôtelier et une petite cousine en visite. Cette pièce, si encombrée, prend jour sur une galerie couverte, par une seule fenêtre, située à un mètre, à peine, de la porte des cabinets d’aisances, qui se trouvent sur cette même galerie, en contiguité avec le mur de la chambre.

Le médecin traitant ne prend aucune précaution antiseptique. Les déjections de la typhique sont jetées dans les cabinets, sans aucune désinfection, et la maladie atteint simultanément trois des jeunes habitantes de la chambre contiguë aux cabinets dans lesquels oh a vidé les selles. « On est tenté, dit M. Devalz, de chercher la voie du fléau dans le transport des déjections, non désinfectées de la première typhique, à travers la galerie, devant la fenêtre toujours ouverte des filles de la maison, dans leur diffusion à travers les fosses situées en contiguité immédiate avec le mur de la chambre de ces enfants, et dans les échanges nécessaires qui devaient avoir lieu entre l’air de cette chambre et les miasmes des cabinets ». (Pour de plus amples détails consul-

évidence et qu’il nous faut retenir pour le moment : le premier, c’est l’insuffisance des appareils à valve au point de vue prophylactique ; le second, dont nous aurons à nous souvenir quand nous traiterons de la désinfection des colonnes de chute, c’est la nécessité dans toute affection transmissible de recevoir immédiatement les selles du malade dans un liquide non pas désodorisant, mais désinfectant et microbicide avant de les vider au closet ; enfin le troisième, c’est qu’au cas d’affection épidémique d’origine fécale, dans une habitation commune à plusieurs locataires, il faut désinfecter fréquemment, plusieurs fois par jour, la colonne de chute et le canal particulier pour éviter l’infection des personnes saines, sans compter, au cas particulier de la fièvre typhoïde, sur l’acide phénique qui ne détruit pas le bacille.

B. — Maisons salubres.

Nous venons de faire connaître le cabinet, tel qu’il est, dans la majorité de nos maisons françaises, de nos maisons insalubres.

De l’aveu de tous les hygiénistes, il n’existe pas de

ter les Bulletins et Mémoires de la Société médicale des hôpitaux , 1887, p. 347).

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