‹ Les vidanges et les eaux ménagèresChapitre 36 sur 99 · CHAPITRE PREMIER. — VIDANGES Il · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER. — VIDANGES Il

féré, l’appareil qui répondra le mieux aux exigences de la salubrité, sera celui qui, offrant la plus petite surface possible de souillure aux matières solides, présentera un siphon ou une cuvette siphoïde dont l’inflexion, restant toujours remplie d’eau, empêchera tout reflux des gaz de bas en haut. Voilà l’appareil type ; celui auquel l’hygiéniste doit donner la préférence (fig. 12).

3 ° Siège. — Le siège qui couvrira la cuvette devra être aussi simple que possible et se réduire à un simple abattant à charnières, en bois ciré et toujours luisant. C’est un meuble qu’il faut faire entretenir dans un état de propreté absolue : c’est le seul moyen de « lui faire inspirer la confiance et de le faire respecter » dit M. Vallin (1).

La suppression de la caisse en menuiserie (châssis fixe) s’impose absolument pour le closet salubre (2), Avec la cuvette siphoïde, en une ou deux pièces, la partie supérieure de la cuvette doit, seule, être surmontée d’un abattant affectant la forme de son plan supérieur : les côtés et la partie antérieure de la cuvette

(1 ) Vallin. Traité delà désinfection et des désinfectants, p. 621.

(2) Dans toutes les maisons où le siège des cabinets d’aisances, en menuiserie, doit persister, (appareils à valve métallique) on doit insister pour que sa partie antérieure puisse s’ouvrir (châssis mobile).

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doivent être libres et visibles. D’ailleurs l’usage de la Cuvette à abattant, qui est général depuis longtemps déjà en Angleterre où l’on a reconnu, dès le principe, l’insalubrité des massifs en menuiserie, tend à se généraliser actuellement dans les maisons françaises, grâce aux efforts de nos fabricants qui sont parvenus à créer à des prix relativement modestes, de coquettes cuvettes en grès ou en faïence, à face extérieure plus ou moins décorée de dessins en relief ou de peintures émaillées. La cuvette unie, simple, en poterie vernissée (fig. n), leur est de beaucoup préférable en ce sens qu’elle peut facilement se laver, se nettoyer extérieurement, ce qui est beaucoup plus difficile sinon impossible, avec toutes les cuvettes à dessins en relief dont les saillies et les anfractuosités sont de véritables nids à microbes et à bacilles. La fig. 12 montre, en coupe, l’appareil de garde-robe véritablement salubre.

Aux différents étages, un terrasson bien fait, solidement établi, doit permettre d’éviter les taches et les souillures sur le parquet du cabinet, et l’imprégnation des plafonds et des murailles aux étages inférieurs, par des liquides putrescibles.

A l’étage inférieur, le sol du cabinet, doit être absolument imperméable, c’est-à-dire bitumé ou mieux

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